Conscience
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Conscience :

On ne peut pas définir la Sophrologie sans expliciter d’abord ce qu’est la conscience. En effet, l’Ecole Française de Sophrologie définit la Sophrologie comme une science qui s’applique à l’étude de la conscience humaine. Le plus souvent, bien que le terme de conscience soit employé dans de nombreux ouvrages, aucune définition n’en est donnée. Aussi, avant de parler de Sophrologie, il convient de donner une acception la plus complète possible de ce qu’est la conscience.

Ce sont les Stoïciens qui nomment pour la première fois la conscience et qui répandent cette notion dans la philosophie grecque.

Conscience : nf [ emprunté au latin conscientia, connaissance, dérivé de conscrire, formé de cum, avec, et de scire, savoir.] Angl. Consciousness.

Connaissance immédiate de sa propre activité mentale (ce mot a aussi deux autres sens, moral d’une part et métaphysique d’autre part). La connaissance différée, réfléchie de cette activité est appelée introspection et fut longtemps la méthode de base de la psychologie. Mais il est apparu que plutôt que de se fonder sur l’étude d’événements subjectifs difficilement communicables, la psychologie devait être basée sur l’observation de manifestations objectives de la vie mentale exprimées dans le comportement. D’une tout autre manière, la psychanalyse a contribué à faire abandonner la méthode introspective dans la mesure où elle a affirmé que les déterminants de la conduite devaient être recherchés dans un contenu supposé de l’inconscient. Le plus souvent, la conscience est invoquée quand les contenus des représentations, des opérations mentales ou des opérations mentales ou des émotions peuvent être décrits par le sujet au moyen du langage : l’activité consciente est dons celle qui est susceptible d’être verbalisable. La psychologie cognitive moderne a de son coté, montré que des étapes très complexes de traitement de l’information peuvent se dérouler en l’absence de conscience. On a put faire remarquer, à la lumière de ces travaux, que le problème moderne – non – résolu – n’est pas d ‘expliquer ce qui devient inconscient, mais au contraire pourquoi certaines activités deviennent conscientes. Cette prise de conscience peut être abordée dans ses substrats physiologiques. Envisagée comme un degré de présence au monde, la conscience peut d’abord se caractériser comme dépendant d’un certain niveau de vigilance, celui-ci lui-même déterminé par le degré d’activité du cerveau. Ce niveau de fonctionnement concerne plus particulièrement certaine zone du cérébrales dont l’atteinte pathologique se manifeste par des troubles ou des pertes de la conscience. Les régions du cerveau où sont évoquées, à un moment donné, les représentation les images mentales commencent à pouvoir être grossièrement localisables par les techniques d’imagerie cérébrale.