Formation Enseignant
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FORMATION ENSEIGNANT

 

Enseigner à Apprendre, Apprendre à Enseigner

Enseigner n'est pas apprendre : enseigner est un phénomène de projection vers l’extérieur ; apprendre une expérience que l’apprenant vie de l’intérieur.

Un facteur clé pour l’enseignant : établir une relation de qualités avec ses élèves. Cette relation est plus importante que le contenu, le comment, et la personnalité de l’apprenant.

Contradictions entre les attendes, les objectifs des enseignants, des élèves, des parents.

Les différents modes d’apprentissage :

Distinction entre les élèves visuels et auditifs, kinesthésiques.

Certains privilégient le regard pour apprendre : ils se représentent des images mentales. Les élèves forts en orthographe voient les mots dans leurs tête, sans en avoir conscience. Celui qui lève les yeux avant de répondre à votre question vérifie en fait l’information dans son réservoir d’images intérieures. " Ne cherche pas la réponse au plafond, elle n’y est pas !" déclarons-nous impatiemment, alors que, pour le visuel, c’est justement là qu’elle se trouve.

 

D’autres privilégient l’ouïe pour apprendre. L’élève, qui tourne la tête du coté de sa meilleure oreille pendant que vous parlez au lieu de vous regarder, vous fais la politesse de vous donner toute son attention. Si vous lui posez une question, son regard passera d’un côté à l’autre pour contrôler des sons intérieurs. " Regarde-moi quand je te parle ! " insistons-nous, privant immédiatement l’auditif de son meilleur système.

 

D’autres encore privilégient leur corps pour apprendre : ils ont besoin de toucher, de jouer avec ce qu’ils sont en train d’étudier pour que leur muscles se souviennent de la sensation communiquée. L’élève qui bouge quand on lui parle travaille l’information avec ses muscles. Assieds-toi ! Arrête de gigoter ! ", ordonnons-nous à ce " physique " paralysant son corps et, par voie de conséquence, esprit. L’élève kinesthésique vérifiera l’information à travers ses impressions en regardant la main avec laquelle il écrit.

 

Les lois de la bonne communication :

 

  1. la clarté du message
  2. Produire un message clair suppose de maîtriser les règles de l’expression orale ou écrite.

     

  3. la prise en compte des intérêts de l’élève
  4. Mais le message ne fait pas tout, ce qui compte dans la communication n’est pas ce qui est dit mais ce qui est compris. Trop d’information tue l’information.

     

  5. la qualité de la relation établie

Une bonne communication réside dans la qualité de la relation ; la première règle est celle du feed-back, c’est-à-dire l’interaction avec l’élève. Le feed-back est d’abord un moyen de pouvoir contrôler si un message, une consigne a été compris, et de quelle façon par l’élève. Le feed-back s’effectue à travers les questions de l’enseignant et les réponses de l’élève.

 

Comment bien poser les questions ?

 

 

La technique de reformulation est destinée à montrer que l’on est bien en phase avec son élève. La circulation de la parole est le meilleur moyen pour limiter les malentendus, les réinterprétrations, les déformations, les filtrages qui parasitent toute communication.

 

 

Les techniques de reformulation :

 

Si le choix et la formulation des questions est importante pour centrer l’élève sur le problème, l’enseignant doit suivre le discours et le relancer par des techniques de reformulation.

On appelle reformulation : une intervention qui redit d’une manière plus concise ou plus explicite ce qui vient d’être exprimé.

 

Les différentes techniques de reformulation sont :

 

  • La reformulation " Echo " : elle reprend le mot clé de l’intervention, souligne immédiatement un mot accentué au niveau du ton ou du sens, exemple : " je ne ferai jamais rien de bien ". L’élève a appuyé sur le mot " jamais ", l’enseignant renvoie sous forme d’interrogation : " jamais ? ". Il cherche ainsi à cerner la signification donnée à cette expression.
  • La reformulation " Reflet " : elle suit une phase importante du discours. Elle répète en des termes identiques ou équivalents les idées qui viennent d’être émises de telle façon que l’élève puisse reconnaître sa propre pensée dans la formulation de l’enseignant. C’est le retour, la vérification de l’information. On établit que l’on s’est bien compris : "  Ainsi …selon vous, vous voulez dire que…, en d’autres termes… ".
  • La reformulation " Inversée " : elle renverse le rapport d’une situation. Elle relève l’implicite d’une proposition, exemple : " je suis le seul dans la classe qui ne réussit jamais rien de bien ! ". " A votre avis, tous les autres réussissent mieux que vous ? ".

Cette façon de procéder amène l’élève à percevoir son problème sous un autre angle, donc permet de préciser, de rectifier ses idées et ses propos.