INTRODUCTION À LA PSYCHOLOGIE
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INTRODUCTION À LA PSYCHOLOGIE

CHAPITRE I

 


I. ORIGINE DE LA CONNAISSANCE

La recherche fondamentale, passe d’abord par une explication; explication qui cherche à donner un sens autant à ces immenses sources d'énergie que sont les étoiles qu'à ces micro univers que sont les atomes. Étrangement, à mi-chemin entre cet infiniment grand et cet immensément petit se situe l'Homme. Ce plus démuni des êtres de la création n'en est pas moins devenu le plus puissant, grâce à une faculté qu'il est le seul (jusqu'à maintenant) à posséder: la pensée réflexive. Grâce à ce pouvoir, l'homme a pu élaborer des explications, des théories, lui permettant de mieux comprendre, prédire et par le fait même contrôler son environnement. Il peut cependant paraître surprenant que l'intérêt de l'homme pour l'homme fut laissé au second plan pendant plusieurs siècles alors que les phénomènes célestes occupaient une place centrale.

La science est une quête de cette réalité, une tentative d'explication dont les sources occidentales remontent aux premiers balbutiements des penseurs ioniens il y a plus de vingt-cinq siècles.

 


 

II. LA MÉTHODE SCIENTIFIQUE.

 

A. SES ANTECEDANTS

C'est dans l'Ionie du VIe siècle (B.C.) que nous en retrouverons les premières traces de la démarche scientifique. Nous pousserons notre périple en Grèce en présentant deux écoles de pensées qui proposèrent des modèles dont nous sommes encore aujourd'hui tributaire: l'école de Platon et celle d'Aristote

     

    1.PLATON

    Élève de Socrate, Platon voit dans l'univers deux réalités: une première immuable et une seconde, homonyme de la première, mais qui est accessible et compréhensible par le biais des sens. Ainsi existe-t-il d'une part un Univers non accessible aux sens, comportant des structures de bases, (archè), qui forment l'essence de toute chose et d'autre part un Univers, qui nous est accessible par le biais de l'opinion (doxa) et de la sensation, n'est que le reflet de l'autre, une imitation (mimesis) et une participation.

     

        " La plus célèbre découverte de Platon concerne la "réalité" des idées. On admet communément qu'un plat est "réel" mais que sa circularité " n'est qu'une idée". Pourtant Platon à fait remarquer que le plat n'est pas à proprement parler circulaire et que en second lieu on pouvait voir dans le monde une quantité d'objets qui imitaient la circularité, s'en approchaient ou s'efforçaient d'y parvenir...Pour lui l'univers sensible [...] était une sorte de dérivé de la vraie réalité - les formes et les idées. Au commencement était l'idée."

         

Pour Platon, le langage est la porte d'entrée des idées, de la vérité et de la connaissance qui possède une existence propre. L'unité vient de la pensée et ce sont les sens qui nous induisent en erreurs. Tout est pensée mais privé "du penser". C'est à l'homme à redécouvrir la signification qu'il a connu, "à l'état d'âme", avant qu'elle s'unisse à son corps. L'âme existe avant son union avec le corps et le processus de la connaissance (épistémè) consiste à se remémorer les idées que l'âme possédait avant sa rencontre avec le corps. La connaissance n'est pas seulement le bon jugement qui est lui même le résultat des croyances (opinions, doxa); elle est infaillible et implique une explication; une compréhension en plus du jugement. Pour Platon, cette connaissance passe par le principe des Idées et des Formes. C'est par un processus de réminiscence et par la raison déductive que nous pouvons interpréter les Formes et les Idée et avoir ainsi accès à la vérité, aux choses vraies. Interpréter les Formes et les Idées, c'est atteindre l'explication, le paradigme ( l'interprétation de l'idée). Il existe pour Platon une vraie beauté, une vraie vérité, une vrai démocratie etc.. (épistémè)

 

ARISTOTE (384)

(Le maître de ceux qui savent) Dante.

 

En 368, Aristote s'inscrit à l'Académie de Platon. Cependant, Aristote s'éloigne rapidement de la pensée de Platon; la présence d'un Univers parallèle ne peut satisfaire l'insatiable curiosité de cet homme qui à son époque à touché à toutes les sciences et disciplines de la pensée. Pour Aristote, tout phénomène s'inscrit dans un ordre causal et tout changement peut s'expliquer à partir d'une ou de plusieurs des quatre causes fondamentales:

        -Cause matérielle: le matériau lui-même

        -Cause formelle: le moule responsable de la forme

        -Cause efficiente: l'agent stimulant

        -Cause finale les raisons, les buts de l'objet.

         

Toute action intelligente possède un but. La production naturelle implique la notion de nécessité et d'une séquence invariable à moins d'empêchement (accidents, intervention humaine). La nécessité implique une hypothèse de départ, une raison d'être. La nécessité se retrouve dans la substance elle-même, dans son organisation alors que sa fonction se retrouve dans sa définition; d'où l'importance des classements, des catégories en tant qu'attributions.

Aristote contrairement à Platon, fonde l'explication de l'Univers sur son observation, par induction et empirisme. Importance de la notion de dynamisme et de potentialité, de devenir. L'âme est la forme d'un corps ayant la vie en puissance. L'âme est défini comme le principe vital , ce par quoi le corps se trouve "animé".

 

B. DE L'ANTIQUTE ROMAINE A LA RENAISSANCE

 

Toute l'époque romaine et médiévale puisera dans la Bible, Aristote et la sorcellerie l'explication du monde et la place qu'y tient l'homme. Le XVIe siècle voit l'arrivée de Luther et de Calvin. Face à l'engouement que suscite leur doctrine, l'église Catholique de Rome se réunit (Concile de Trente 1545-1563) et pose toutes les bases de son enseignement et de ses dogmes.

Avec le Concile de Trente, toute forme d'intellectualisme devient suspecte et peut mener au bûcher! Ainsi, Bacon écrira en 1580: " Puisqu'il devient impossible de lire les Anciens et de discuter, bornons nous à observer la nature. Il sera le fondateur de l'école empiriste anglaise. Selon lui, la découverte n'est pas tant la connaissance d'un fait nouveau que l'idée neuve et féconde qui s'y rattache et le moyen de la découverte est une idée. La découverte passe par quatre niveaux:

            1. L'hypothèse

            2. Le pressentiment

            3. La préconception

            4. L'anticipation.

             

Le XVIIe siècle sera celui de la méthode et le précurseur de la pensée moderne. Descartes (1596-1650) n'admet en science que la raison: conduire par ordre ses pensées pour atteindre la vérité grâce à l'intuition évidente et la déduction nécessaire. Il nous faut diviser les difficultés pour mieux résoudre en partant des plus faciles aux plus compliquées. Avec Descartes, nous passons du sujet contemplatif au sujet connaissant, un sujet capable de construire, d'édifier des théories, de donner un sens, par le biais des siens, au monde. Il est cependant important de se méfier de ces sens car il peuvent nous tromper. Mersenne, l'un des premiers savants de laboratoire, qui entretient des contacts avec Descartes, Pascal, Galilé, écrira:

            "... nous ne savons les vrais raisons que des choses

            que nous pouvons faire des mains et de l'esprit."

            (Mersenne 1629).

             

Le monde est accessible et peut se traduire en équations; il est un agrégat combinatoire; aux savants d'en découvrir la grammaire.

 

C. LE SIECLE DE L'EXPÉRIENCE: XVIIIe

 

" Le trait fondamental du XVIII est que l'on y assiste à la fin de la métaphysique classique." (Pléiade, 1973, p.602) Douter est devenu un devoir. Avec le XVIIIe siècle, deux grands paradigmes s'affrontent: d'une part le "tabula rasa" de Locke et d'autre part l'innéisme de la connaissance de Liebnitz. On retourne en quelque sorte au fameux débat entre Platon et Aristote, débat qui se poursuit encore de nos jours: ce qui est inné et ce qui est acquis.(Piaget Chomsky).

Le libéralisme anglais avec ouvre la voie à la démarche scientifique et empirique avec Hume, Berkeley, Locke . Avec Newton, tout le système du monde se trouve réduit a une admirable unité. Pour Locke, les idées ne peuvent provenir que de nos sens. Les idées sont comme des tableaux peints de notre cerveau; elles sont tout ce qui est objet de connaissance quand un homme pense et sont transmises par les sens.

        Nous percevons également que nous doutons, raisonnons, croyons et voulons, et Locke appelle "idées de réflexion " les idées que nous nous faisons de ces opérations. Il impute ces idées au "sens intérieur" Ces deux classes forment ensemble ce qu'il appelle Expérience et toutes nos connaissances découlent de l'expérience ainsi définie, et sont par conséquent basées sur les idées.(Pléiade p.627)

Nous ne reconnaissons que des phénomènes. Ainsi la connaissance procède par l'observation, l'expérience. La sensation passe d’abord par la perception (débat James Canon).

 

 


 

D. LA NAISSANCE DE LA PSYCHOLOGIE XIXe

 

1. Le Structuralisme : il s'agit de décortiquer le cerveau humain dans ses plus simples composantes afin d'en répertorier les différentes structures.

La question de la sensation fut l'objet des premiers pas en psychologie expérimentale. Existe-t-il réellement un monde sensible , objectif, en dehors de celui que nous interprétons par le biais de nos sens?

Dans son laboratoire à Leipzig (1879), en Allemagne, Whilhelm Wundt (fondateur du premier journal de psychologie expérimentale) tente de faire la lumière sur la question de la sensation. Selon lui, toute psychologie commence par l'introspection, par laquelle un individu peut reconstituer une expérience intérieurement et en décoder les différentes étapes. Wundt travaille également sur la différence entre la sensation et la perception. La première fait référence au simple résultat de la stimulation d'un organe sensoriel alors que la perception est la prise de connaissance d'objets ou d'événement extérieurs.

Les associationnistes ont fait de l'association le mécanisme de base de la pensée humaine et de la connaissance. Ils furent les à élaborer par introspection une théorie de l'organisation de la mémoire.

Dans son laboratoire à Leipzig, Ebbinghaus, élève de Wundt, s'appuyant sur la théorie des associationnistes cherche à percer les mystères de la mémoire humaine: que se passe-t-il lorsqu'un individu est confronté à une série de syllabes sans signification, donc sans la possibilité d'association? Combien peut-il en conserver en mémoire? Même encore aujourd'hui, la plupart des psychologues s'accordent à penser que la capacité de rétention de la mémoire à court terme ne dépasse rarement sept éléments comme l'avait découvert Ebbinghaus en 1885.

 

2. Fonctionnalisme et Behaviorisme

De l'autre coté de l'océan Atlantique, un jeune canadien d'origine, John Broadus Watson, voulait en finir une fois pour toute avec l'introspection et son manque de rigueur scientifique. Issu de l'école fonctionnaliste de William James et s'inspirant du grand chercheur russe Pavlov, Watson délaisse la notion de structure pour s'attacher au fonctionnement, à la réponse que donne l'organisme en utilisant comme unité les comportements. Terminé la structure, terminé les concepts abstraits et non mesurables tels que la pensée, la sensation, l'idée, l'impression. Il nous faut maintenant des données concrètes que l'on peut observer et mesurer: des comportements! Désormais le règle qui prévaut est celle dictée par la loi de Lloyd Morgan's Canon: il fait cesser les descriptions de l'intelligence au profit de celle du comportement.

L'homme est avant tout un animal qui réagit par conditionnement à son environnement . Un changement de paradigme venait d'avoir lieu. un changement qui devait entraîner toute le recherche en psychologie vers de nouveaux horizons: l'environnement est considéré comme le modélisateur du comportement et étudier le l'environnement, c'est étudier les possibilités de développement de l'individu; connaître l'environnement, pouvoir le transformer c'est aussi connaître et pouvoir changer l'individu. Pour les behavioristes radicaux tel que Skinner, l'individu à sa naissance n'est qu'une "tabula rasa" et il ne dépend que de l'environnement d'en faire un petit génie ou le plus parfait des débiles.

 

3. La Psychanalyse : fondée par Sigmund Freud la psychanalyse se veut non seulement une approche permettant de mieux comprendre le comportement humain mais également une technique permettant de nous libérer de nos angoisses. Sa nouveauté réside dans le fait qu’il existerait une structure inconsciente qui serait le moteur d’une grande partie de nos comportement. L’exploration de cet inconscient serait possible à partir de l’analyse des rêves et de libre association.

 

4. Psychologie Humaniste : la psychologie humaniste considère que l’objectif de tout humain est de se développer, de s’actualiser. Cette actualisation implique un environnement sécurisant, et aura comme conséquence la capacité de s’investir avec autrui, la créativité et un jugement non-biaisé. Importance d’être en contact avec soi, ici et maintenant. Importance de l’écoute et de l’empathie

 

5. Psychologie cognitive :Au début des années vingt; Jean Piaget, propose un nouveau paradigme: le paradigme développemental. L'individu possède à sa naissance une organisation mentale qui procède dans son développement par stages successifs et ordonnés. La réalisation des différentes étapes de son organisation cognitive demeure intimement liée avec son environnement.

Deux concepts clés supportent cette théorie: l'accommodation et l'assimilation. L'assimilation permet à la structure de puiser sa nourriture, de se consolider, de reconnaître dans le milieu ce qui lui est nécessaire; a l'image des matériaux bruts dont on se sert pour la construction des édifices, matériaux qui doivent respecter le plan établi. Quant à l'accommodation, elle permet à l'individu d'intervenir dans son environnement, de se modifier afin de mieux s’adapter; ainsi, dans notre comparaison avec notre édifice, l'accommodation permet de changer l'aménagement intérieur de l'édifice sans que celui-ci s'écroule. On ne peut cependant changer un aménagement tant que la structure n'est pas terminée; d'où l'interaction continue entre l'assimilation et accommodation.

Ainsi, selon Piaget, l'individu n'est pas simplement le résultat d'un conditionnement environnemental mais bien le produit d’une interaction continuelle entre sa structure génétique et son milieu. Au fur et à mesure que l'enfant aura intériorisé (assimilation) et transformé (accommodation) certains événements, il pourra complexifier ces intériorisations pour atteindre vers l'âge de douze ans la maturité et l'équilibre de ses structures cognitives. Les théories environnementalistes et les théories génétiques ont connu des débats qui ont pu sembler à certains moments puérils. Il n'en demeure pas moins que ces débats ont permis de pousser plus loin la recherche, ont permis de remettre en question les deux approches et d'ouvrir ainsi la voie à une troisième; celle de l'approche cognitive.

Parallèlement à l'approche cognitiviste, l'approche neuro-psychologique tente de dresser une carte physiologique du cerveau et de comprendre par le biais des anomalies et des accidents neurologiques, les bases du comportement.

"Les spécialistes étudient aussi la façon dont l'apprentissage et la mémoire peuvent être modulés par les neurotransmetteurs, des neuropeptides et des hormones." (Rosenweig, M., R. Sinha, D., 1988, p.55)

 

 


 

III. COMPRENDRE LA PSYCHOLOGIE:

 

A. DÉFINITION: origine: psyché-logos: la science de l'âme. Étude scientifique du comportement extroverti et introverti.

B. LES BUTS DE LA PSYCHOLOGIE: décrire, expliquer, prédire et modifier le comportement: expérience de Milgram

C. TYPES DE RECHERCHES:

1. Recherche fondamentale: recherche théorique

2. Recherche appliquée:

D. MÉTHODES DE RECHERCHE:

1. La méthode scientifique:

    Au début du XVII Francis Bacon affirme que 1a science vise l'amélioration du sort de l'homme sur la terre; but qui ne pourrait être atteint que par une observation et un inventaire méthodique des faits permettant l'élaboration d'une théorie. Il existerait donc une réalité objective, organisée par un certain nombre de lois auxquelles nous avons accès. Observation = empirisme: objectivité de l'observation.

    Le caractère scientifique de la psychologie, prend sa source dans la méthode utilisée pour bâtir ses hypothèses et ses théories. L'essence de la méthode scientifique est l'utilisation de l'observation systématique et l'utilisation de la méthode expérimentale pour déterminer les relations de cause à effet. Pour qu'une hypothèse soit fructueuse e11e doit pouvoir être d'abord testable et avoir la capacité d'être reproduite.

" Aucune théorie si fructueuse soit-elle ne peut tout expliquer; i1 reste toujours un certain nombre de faits incompréhensibles ou troublants pour nous avertir qu'au-delà des conquêtes nouvelles il y a bien des terres à explorer"

Broglie

       

    1.1. Démarche expérimentale:

    Il n'en demeure pas moins que la démarche scientifique qui range la psychologie au niveau d'une science passe par la méthode expérimentale. Une telle méthode repose sur la cueillette de données, par l'émission d'une hypothèse et la vérification expérimentale de ces hypothèses et la confirmation, l'infirmation, ou la création d'une théorie.

      "Seule la méthode expérimentale au sens étroit, c'est à dire caractérisée par un contre rigoureux des variables en jeu et par une formulation normalisée des hypothèses, est considérée comme réellement scientifique" (Droz, 1972, p.19)

       


 

 
 OBSERVATION   HYPOTHESE EXPÉRIMENTATION RÉSULTATS THÉORIE

 

HYPOTHESE

       

      L'hypothèse est un énoncé spéculatif sur des relations existantes entre une variable dépendante et une variable indépendante; ce qui implique sa capacité de prédire des résultats. L’hypothèse doit donc pouvoir être testée ce qui implique qu'e11e doit pouvoir être mesurable. Lorsque l'hypothèse a été vérifiée expérimentalement elle peut prendre la valeur de loi; par l'établissement d'une cause à l'effet, présente par la régularité et la predicabilité qu'elle entraîne.

          " En premier lieu, l'explication ou l'hypothèse devra être cohérente et compatible avec l'ensemble des faits déjà connus dans le domaine. En second lieu, elle devra maintenant ou éventuellement, présenter des implications matérielles possibles, empiriques, observables et permettant la mise à l'épreuve. Enfin ces connaissances hypothétiques, factuelles ou méthodologiques devront se prêter non seulement à une évaluation critique de principe mais aussi à la mise à l'épreuve publique permettant la reproduction éventuelle et la spécification des connaissances. " (Robert 1988. p.7)

       

      Lorsqu'une hypothèse a pu être vérifié expérimentalement, elle pourra constituer une loi. Une loi est un énoncé qui implique une relation entre un minimum de deux événements ou de deux objets. Ainsi, en psychologie béhavioriste, pour tout stimulus i1 existe une réponse. Le terme de stimulus réfère dans ce cas à tout changement d'énergie alors que la réponse qui en est l'effet, la conséquence, implique un changement de comportement.

       

    DÉFINITION OPÉRATIONNELLE

 

La définition opérationnelle: indique les expériences rée11es ou virtuelles qui permettent de reconnaître, d’atteindre la réalité désigné par ces termes; elle se doit d'être vérifiable, et vérifiable par un nombre fini d’opérations.

Avant qu'une science puisse commencer à traiter les problèmes, il faut les remplacer par des quantités représentant les résultats de mesures physiques:

        "Quand vous pouvez mesurer ce dont vous parlez et l'exprimer en nombre,

        vous en connaissez quelque chose. " (Lord Kelvin)

         

Ce sont les types de propositions hypothétiques qui forment le lien entre les propositions empiriques (observations des faits) et les théories. L’établissement des propositions empiriques suppose une démarche inductive tandis que le développement complémentaire s'organise autour de la démarche déductive:

    La plus simple expression d'une loi selon Mill et Canon se résume à : si A est suivi de B et non A suivi de non B alors A cause B. L'exemple suivant vous permettra de mettre à l'épreuve le fondement de cette 1oi: quatre cartes vous sont présentées:

Chaque carte possède d'un coté un nombre et de l'autre une lettre. Votre tâche est de retourner un minimum de cartes qui vont déterminer si la loi suivante est vrai : lorsqu'il existe une voyelle d'un coté alors i1 existe un nombre pair de l'autre. Combien de cartes devrez vous retourner et lesquelles?

 

 

Réponse

Pour découvrir quelles cartes retourner:


 
1. AB: lorsqu'il existe une voyelle d'un coté alors i1 existe un nombre pair de l'autre. Il faut donc vérifier la carte qui possède une voyelle. Si l'endos n'a pas une voyelle, nous n'avons pas a pousser notre recherche plus loin Si la carte poss`de une voyelle nous devons alors passer à la seconde étape

2. Non B Non A: B étant la carte avec un chiffre pair, Non B est la carte avec un chiffre impair. Il faut donc retourner la carte E et la carte 7. Si sous la carte la carte 7 nous retrouvons une voyelle, nous ne pourrons pas dire qu'il existe une relation de cause à effet.

 

 

Variable dépendante et variable indépendante:

Bon nous voici au moment tant attendu, de cette guerre sans merci entre la dépendante et l'indépendante, un sujet tout a fait actuel si l'on peut dire...Un sujet qui a fait couler beaucoup d'encre et qui demeure même pour de nombreux étudiants en psychologie un mystère aussi grand que celui de la trinité. Et pourtant! ce qui ce conçoit bien s'énonce bien et devrait bien se retenir (hypothèse à vérifier). Ce qui semble ajouter un parfum de mystère au lien qui unit ces deux termes c'est entre autre le fait qu'ils peuvent devenir interchangeables ! Bon assez tergiversé, attaquons le problème de front.

Selon le Petit Robert, le terme variable fait référence dans notre cas au sens de: " qui peut prendre plusieurs valeurs, plusieurs aspects." Ainsi l'ensemble des êtres humains peut servir de variable; cet ensemble peut prendre plusieurs aspects; hommes femmes enfants minorités visibles ou non type de religion etc. Bon poussons un peu plus 1oin notre investigation et accolons au terme variable le terme de dépendante. La variable dépendante comme son nom l'indique est celle qui est modifiée par les manipulations de l'expérimentateur. Si vous participez à une expérience sur l’alcoolisme et que vous devrez boire un litre de vin à l'heure pendant six heures vous avez de fortes chances d’être d'une part passablement modifié par l'expérimentateur et d'autre part de créer une dépendance envers lui ! La variable dépendante est celle dont on se sert pour prendre nos mesures, celle dont on ne connaît pas le comportement (celle que nous soupçonnons) face à l'intervention que nous lui ferons subir. Ainsi e11e dépend mais elle dépend de quoi au fait? La réponse n'est pas aussi simple que ça; bien sur elle dépend en principe de la variable indépendante! (enfin nous avons réussi à la placer)mais elle peut malheureusement, pour de nombreuses expériences dépendre de d'autres variables. Dans l'exemple de l’expérience sur l'alcoolisme, la variable indépendante est la quantité de bouteilles à l'heure; cette variable est indépendante du sujet 1ui-mêne; elle est la responsabilité de l'expérimentateur. C'est lui qui la manipule, qui la dose, qui la fait varier! Si nous résumons nos propos nous pourrions dire:

 

 

 Le facteur manipulé par l’expérimentateur est dit variable indépendante; le facteur qu’elle modifie est dit variable indépendante. Une variable dépendante peut devenir variable indépendante et vis versa

 

Autres variables pouvant intervenir :

Pour en terminer avec les notions de variables il nous reste à approcher celles qui peuvent intervenir lors d'une expérimentation et qui causent souvent des cauchemars aux chercheurs. Parmi celle-ci nous retrouvons les attentes du chercheur, les attentes du sujet, les fluctuations de l'instrument de mesure, la sélection des sujets, l'administration de plus d'une mesure, l'effet de plafond, l'effet de plancher, la maturation, les facteurs historiques la perte de sujets, et l'interaction de l'effet de certains agents. Nous énumérons ici les variables qui apparaissent intervenir le plus fréquemment lors de l'interprétation des résultats.

Le contrôle de ces variables est d'une importance capitale dans la mesure ou il permet de distinguer une corrélation d'un lien de cause a effet. La corrélation implique un lien entre deux faits mais n'est pas en mesure de distinguer la cause de l'effet. C'est seulement lorsque la variable dépendante change dans le même sens que la variable indépendante, tout en s'assurant que toutes les autres conditions demeurent constantes que l'on pourra parler de relation de cause a effet tout en gardant en mémoire que si A = B, non A = non B.

 

MÉTHODES NON EXPÉRIMENTALES

 

    1.2.1 Observation naturelle : observation systématique du comportement dans son milieu, sans intervention. Éthologie 

    1.2.2 Les Enquêtes et les tests: importance de la validité, de la fidélité et de l’échantillonnage.

    Validité: que cherche-t-on à mesurer

    Fidélité: réplicabilité

    Echantillonnage: types d’Echantillonnage

    1.2.3 Les Etudes de cas: étude approfondie d’un unique sujet de recherche

     

II LES GRANDS CHAMPS DE LA PSYCHOLOGIE

 

A. QUE FONT LES PSYCHOLOGUES: en 1972, Corporation = 800 1993=5500

Deux grands domaines: recherche et clinique

Psychologie expérimentale

Psychologie cognitive

Psychologie du développement

Psychologie clinique

Psychologie scolaire

Psychologie sociale

Psychologie industrielle

Psychologie psycho-légale

Psychologie animale

Neuropsychologie

 

III DÉONTOLOGIE

 Les animaux

      La recherche

      La clinique
       

BASES BIOLOGIQUES

 


 

À lire: Qui est normal?

 

I. HEREDITE:

 


 

 A. Chromosomes: les chromosomes sont des corps filamenteux existants à l'intérieur du noyau des cellules. chromosomes: 23 paires. Les 23 paires contenues dans le spermatozoïde s'ajoutent aux 23 paires contenues dans l'ovule c'est ce que l'on appelle un zygote. Un des chromosomes fourni par le spermatozoïde se distingue des autres par ses caractéristiques et sa structure; de même en est-il pour l'ovule. Ces chromosomes particuliers, allosomes, déterminent le sexe. Ils sont de deux types: le plus gros d'apparence florissante est le chromosome X, l'autre dont la taille est de trois fois à six fois moins: Y. La moitié des spermatozoïdes possèdent dans leur tête un unique chromosome Y, l'autre moitié un chromosome X. Les ovules ne sont dotées que du seul chromosome X. XY= mâle et XX = femelle. Phénomène aléatoire; pourtant au niveau des statistiques, le nombre de garçons conçus dépasse celui des filles de 20 à 50%.B. Gênes (30,000): 1000 gênes par chromosomes. Unité physique de l’hérédité. Minuscule région d'un chromosome; formé par la molécule d'ADN. Les gènes sont situés sur les chromosomes qui peuvent être considérés comme autant de centrales portant les instructions du code génétique. Gênes ne se mélangent pas, ils gardent leur individualité: loi de disjonction

B. Gênes dominants et gênes récessifs. Gênes dominants (3 pour 1) et gênes récessifs. Différentes formes que peuvent prendre un gêne: allèle: A B AB ou O pour le groupe sanguin. Au cours de la fécondation l'enfant reçoit deux allèles de chaque gêne: l'un qui provient du père et l'autre de la mère. Ce sont ces allèles qui vont déterminer les caractéristiques de l'enfant. Monozygote reçoit les mêmes allèles des deux parents alors que l'hétérozygote reçoit des allèles différentes. Le monozygote ne peut transmettre qu'un seul caractère. 70 milliards de génotypes possibles!  

C. GENOTYPE: Limites spécifiques du développement-bagages chimiques ou potentialités. États possibles qui ne peuvent être réalisés que par les stimuli venant du milieu. L'hérédité détermine ce que nous pouvons faire et le milieu ce que nous faisons.  

D. PHENOTYPE: Ensemble des caractères manifestés de l'organisme y compris les traits anatomiques physiologiques et psychologiques. Le 0phénotype est conditionné par l'action combinée du milieu et du génotype.

 


 

II. ANOMALIES CHROMOSOMIQUES

A. syndrome de Down: 1/700. 40 ans et + 1/100. 40 à 50 % meurent au cours de la première année.

B. syndrome de Klinefelter: xxy se rencontre chez le mâle; caractéristiques féminines.

C. syndrome xyy: intelligence inférieure.

D. syndrome xxx: infantilisme, absence de menstruations. Développement corporel normal.

E. syndrome de Turner: x0, 45 chromosomes: stérilité petite taille, arriération mentale.

 


 

III LE CERVEAU

INTRO: - Accident de Phinéas Gage en 1850 meurt 12 ans après son accident - Plasticité du cerveau. - Augmentation du volume crânien: 400 Australo (3M années) 1000-1700 cm3 aujourd'hui. A 2 ans 80% du volume

A. Système de base du système nerveux: Le système nerveux est le centre de contrôle et le réseau de communication de l'organisme. Le SN détecte les variations du milieu externe et interne, interprète ces variations et réagit de façon à maintenir l'homéostasie. Le SN accomplit trois fonctions majeures:

  • 1. la régularisation des processus vitaux
  • 2. l'expression des traits humains
  • 3. maintient de l'homéostasie.

B. Organisation:

1. Le neurone: unité structurale et fonctionnelle du SN. Environ 100 milliards, comparable au nombre d'étoiles dans notre galaxie Composition:

    • axone
    • dendrite
    • synapse: libération des neurotransmetteurs (30)
    • Sérotonine-dopamine-acétylcholine-noradrénaline-GABA-Glutamate

 

    Trois types de neurones:

      • 1.neurones efférents (glandes et muscles)
      • 2.neurones afférents (sens)
      • 3.neurone d'associations

2. Les nerfs: les fibres nerveuses issues des neurones s'associent en faisceaux pour former les nerfs. Nerfs craniens

2.1. Physiologie du système nerveux: fonction de relation. Interprétation des stimuli endogènes et exogènes. Perception, interprétation et effection.

a) influx nerveux: l'activité caractéristique du neurone est d'engendrer ou de transmettre des messages nerveux dont les éléments se nomment influx nerveux. Phénomènes électrique propagation entre 150m./s. et 2m/s.
b) propagation: neurotransmetteurs (acétylcholine)

  3. Système nerveux central et périphérique:

 3.1 SNC (cerveau et moelle épinière): protégé par la boîte crânienne, des membranes appelées méninges (3) et un liquide appelé le liquide (fluide rachidien). Pèse environ 1.5 Kg.

3.2 LE CERVEAU DANS SON ENSEMBLE

Latéralité: Gauche- positif analytique linéaire séquentiel verbal concret rationnel actif Droitiers, 98,6% langage hémisphère gauche. Hémisphère gauche, parole, (Aire de Broca) écriture. Chez les gauchers, 71,4% . Synthèse audiovisuelle hémisphère droit. Hémisphère droit réagit mieux aux métaphores, analyseur contextuel, retient mieux la grammaire, ressent mieux la modulation. Plus au niveau de l'émotion ; élabore les composantes affectives. Droit: spontané affectif non verbal visuel artistique holistique diffus symbolique

a.Télencéphale: (Cortex) la plus grande masse du cerveau humain est représentée par les hémisphères séparés par le corps calleux (scissure de Rolando). Siège des activités conscientes: interprétation des sensations et du contrôle des mouvements volontaires jusqu'aux phénomènes les plus élevés de la conscience. Il est recouvert par le cortex cérébral (3mm d'épaisseur) Siège de la plus importante densité de neurones (¾) Le cortex cérébral est divisé en lobes:

  • Lobes occipitaux: responsable des signaux visuels
  • Lobes pariétaux: données relatives à la pression à la douleur, au toucher et à la température.
  • Lobes temporaux: perception émotion, mémoire
  • Lobes frontaux: traitement de l'information, mouvements volontaires.
  • b. Diencéphale:

    Thalamus: centre d'enregistrement des sensations; point de relais (foyer de l'émotion) début de traitement de 'information. Standard téléphonique miniaturisé

    Hypothalamus: centre thermorégulateur; centre de la faim, soif, état de veille et de sommeil, centre de la jouissance. Anorexie Hypothalamus est responsable de l'hypophyse qui est une glande endocrine. Les glandes endocrines libèrent directement dans le sang des messages en utilisant des hormones qui peuvent influer sur les émotions et le comportement (corticoïde, adrénaline, mélatonine sécrétée par l'hépyphise Progestérone, testostérone, œstrogène)

    Système limbique: cortex ancien rhinencéphale. rôle important au niveau des émotions. Comportements d'approche de jeu, de fuite, lutte, agressivité, défense. Le système limbique comprend le corps amygdaloïde qui peut se comparer à un centre de vigie responsable des décisions initiales. et l'hippocampe qui s'occupe de la comparaison des stimuli et qui sert de porte d'entrée à la mémoire

    c. Mésencéphale: assure les communications entre les parties supérieures du cerveau et la moelle épinière. Système éveil sommeil rêve d. Bulbe rachidien: centres vasoconstricteurs et vasodilatateur, centre respiratoire e. Cervelet: cerveau auxiliaire qui assure la coordination des mouvements, posture et équilibre.  

     

    4. SYSTEME NERVEUX SOMATIQUE ET AUTONOME  

    4.1.SYSTÈME SOMATIQUE : relaie l'information sensorielle au SNC et régit les muscles squelettiques

    4.2. SYSTÈME NERVEUX AUTONOME

      • SYSTEME SYMPATHIQUE: accélération de l'organisme
      • SYSTEME PARASYMPATHIQUE: inactivité et repos


     

    SENSATION ET PERCEPTION

     


     

    Retournez au menu principal et faites le test "mes dons paranormaux". Comment expliquez vous mes dons???

     

    I. INTRODUCTION

    Comment découvrons-nous la permanence, la stabilité, de nous-mêmes et du monde qui nous entoure ? Comment nous construisons-nous une image de l'Univers à partir de tous les stimuli qui bombardent nos sens ?

    Il y a 100 ans, la psychologie expérimentale se donnait 2 objectifs

      1. Inventaire des sensations de base

      2. Formuler une théorie de la perception et la vérifier expérimentalement.

       

      Deux conceptions s’affrontent :

      1.Conception atomiste (Wundt le livre comme parallélogramme approche de la perception comme d'une mosaïque)

      2. Conception environnementaliste (James ; perception immédiate).

      Sensation (inconscient) et perception (conscient).

     

    II. DÉFINITION

     

    La sensation est amorcée par les stimuli sur les récepteurs. La sensation réfère à un processus primaire qui consiste à analyser l'énergie physique dans l'environnement et la convertir en une activité neuronale qui encode des informations simples à savoir comment les récepteurs sont stimulés.

    Sensation c'est l'habileté à discriminer une stimulation d'une autre. La sensibilité à la différence est prioritaire à la sensibilité à un stimulus (Bateson). Les sensations doivent être séparées les une des autres avant de pouvoir être organisées ; la perception réfère à un processus ultérieur qui organise et interprète la sensation en une image sensible et tridimensionnelle du monde. Puis vient la classification. Exemple de l'image du cube rouge sur un papier bleu

    La perception est le processus par lequel un individu organise et interprète ses impressions sensorielles de façon à donner un sens à son environnement.

     

    II. NOTION DE SEUIL

    • lumière : une chandelle vue à 20km dans une nuit claire.
    • son : le tic-tac d'une montre à 20 pieds dans des conditions calmes.
    • goûter : une cuillère à thé de sucre dans 2 gallons d'eau
    • toucher : l'aile d'une abeille tombant sur une joue à une distance de 1cm.
     

    III. LA SENSATION VISUELLE

    • Tonalité (couleur) additive vs soustractive
    • Brillance.
    • Perception entre 400 et 700 nanomètres
    • Réflectance entre 0 et 1 (blanc =.85, noir =.10)
    • Durée de la présentation du stimulus influence la couleur perçue.
    • Longueur d'onde définit ce qui est perceptible mais également la brillance
    • Fovéa
    • La profondeur:
      • indices binoculaires: disparité rétinienne , convergence
      • indices monoculaires: perspective, gradient de texture, clarté, ombres et interposition
     

    IV. Caractéristiques de la perception:

    1. Elle est immédiate

    2. Elle a une structure

    3. Elle est stable

    4. Elle a un sens

    5. Elle est sélective.

     

    1. Immédiate:

          Processus automatique et inconscient; plus complexe que la sensation. Filtré, organisé et modifié.

    2. Structure:

    A. Nous percevons toujours le objets comme émergeant d'un environnement donné. FIGURE FOND. DISTORSIONS COGNITIVES.

    Mécanisme premier de la perception.

    B. Notre perception est beaucoup plus complète que la stimulation sensorielle que nous recevons. LOI DE FERMETURE. Lorsqu'un stimulus est incomplet, l'organisme le complète.

    Exemple: de qui ne dit mot consent

    C. Nous avons tendance à rattacher chaque sensation à celle qui précède, à percevoir les objets comme des configurations continues. LOI DE LA CONTINUITÉ.

    Exemple: ce qui a été sera.

       

    D. Les objets qui sont les plus près ont tendance à être regroupés. LOI DE LA PROXIMITE

    Exemple des coïncidences interprétées.

    E. LOI DE LA SIMILARITE

        Exemple: les femmes ou tout autre groupe.

       

    3. LA PERCEPTION EST STABLE:

     

    4. LA PERCEPTION A UN SENS:

      Processus d'interprétation de la réalité. Importance du contexte. Les stimuli n'ont pas de sens comme tel.

      • 3 1 0 4
      • p 1 0 n

    L'environnement et les circonstances dans lesquelles un événement ou un objet sont perçus peuvent donc avoir une influence considérable sur l'interprétation qui leur sera donnée.

    Exemple du patron qui prend un verre, exemple du patron qui réprimande un employé

       

    5. LA PERCEPTION EST SELECTIVE:

      Première caractéristique de la perception.

      Attention, filtres.

     

    V. FACTEURS DETERMINANTS DE LA PERCEPTION:

     

    Fixez ce dessin pendant quelques minutes

    posez les yeux ensuite sur une page blanche...

     


     

  • EXTERNES:
  • A. L'INTENSITE

        B. LA TAILLE

        C. LE CONTRASTE:

    Un stimulus nouveau dans un environnement familier attire facilement l'attention.

    Un stimulus familier dans un environnement nouveau.

    D. REPETITION

    E. MOUVEMENT: UN CONFÉRENCIER.

         

         

  • 2. INTERNES:
  •  

      A. LES ATTENTES: avec le temps, un individu apprend à se former un cadre de référence, une grille de sélection qui l'aide à filtrer les données sensorielles (SYNDICATS ET EMPLOYES PARTIS POLITIQUES)

       

      B. LA MOTIVATION: besoins actuels influencent les choix personnels. Comportements dans un groupe. Hallucinations.

       

      C. LES SENTIMENTS: en général on reconnaît plus facilement les stimuli qui ont une connotation émotionnelle positive que ceux qui sont neutres. Dans le cas de stimuli négatifs, deux phénomènes peuvent se produire:

        a. Défense perceptuelle: projection et déplacement

        b. Sensibilisation perceptuelle: vigilance

         

      D. LA CULTURE: on attribue les effets de la culture à trois facteurs:

        a. la fonction des objets,

        b. la familiarité

        c. les systèmes de communication.

     

    VI. LA PERCEPTION DES PERSONNES:

      La perception des personnes s'effectue en deux étapes principales:

        1. formation des impressions implique des inférences basées sur un minimum d'informations.

        2. processus d'attribution utilise des données additionnelles pour obtenir une description et une évaluation de l'autre qui incluront des éléments explicatifs et prédictifs.

         

      A. LA FORMATION DES IMPRESSIONS:

        Luchins a démontré qu'il existe une tendance à donner plus d'importance à l'information recueillie au premier contact avec l'autre qu'à l'information obtenue par la suite. Peu d'indices. D'abord les traits visibles, ensuite le statut ensuite les circonstances. Le jugement global ne change pas beaucoup.

        Les premières impressions provoquent fréquemment chez l'individu des comportements qui les confirment.

         

      B. PROCESSUS D'ATTRIBUTION:

        Le processus d'attribution est celui par lequel l'individu attribue des causes aux comportements qu'il perçoit. Le comportement est perçu comme intentionnel dans la majorité des cas. L'évaluation de celui qui perçoit est largement influencée par le degré de responsabilité qu'il attribue à l'individu perçu. Importance du statut. Statut influence la perception des intentions. Les gens acceptent mal les désastres : boucs émissaires.

         

      C. BIAIS DE LA PERCEPTION INTERPERSONNELLE:

       

        1. LES STEREOTYPES: réduction de l'ambiguïté

          • - les gens mariés sont plus stables que les célibataires
          • - émotivités des femmes dans un milieu de travail.

           

        2. L'EFFET DE HALO: l'effet de halo consiste à se faire une opinion d'une personne à partir d'une seule de ses caractéristiques comme son apparence, son intelligence ou sa sociabilité. Danger de surestimer ceux que l'on aime et sous-estimer ceux qui nous déplaisent.

         


         

        PSYCHANALYSE

        SIGMUND FREUD 

           

          1. Biographie:

          Freud est né à Friedbourg en 1856 et passera la majorité de sa vie à Vienne de 1859 à 1938. Il meurt à Londres le 23 Sept 1939. A cette époque le concept d'énergie en physique occupe une place importante de la recherche. Freud propose alors une conception dynamique et énergétique de l'être humain. En 1881 il est diplômé en médecine travaille sur les testicules des anguilles! En 1884 il fait des recherches sur la cocaïne. En 1882 rencontre avec Breuer dans le cas d'Anna O. Méthode hypnotique à la Salpêtrière avec Charcot . De 89 -92 : catharsis et découverte de l'association libre. Provoquer l'émotion en laissant parler le client. Introduction de l'interprétation.

          Règle fondamentale: c'est la libre association qui produit l'émotion.

          1899: publication de l'interprétation des rêves: désirs infantiles refoulés. Ouvrage majeur de l'oeuvre de Freud.

           

          2. Points théoriques: Le modèle que Freud utilise pour expliquer le fonctionnement du psychisme (ce qui a rapport à l'esprit, au mental) comporte quatre aspects importants: le point de vue économique, le point de vue topique, le point de vue dynamique et le point de vue développemental.

          2.1 Point de vue économique: tout individu possède une certaine quantité d'énergie qui assure le fonctionnement de l'appareil psychique. Cet appareil psychique est constamment soumis à des tensions provenant soit de l'intérieur soit de l'extérieur qui doivent être liquidées afin que l'organisme puisse retrouver un état de bien-être et d'équilibre.. Le point de vue économique est responsable des investissements c'est à dire de la fixation d'une quantité d'énergie à des représentations (des idées des parties du corps etc.) dans le système conscient permettant ainsi d'obtenir une certaine satisfaction et des contre-investissements font obstacle à certains désirs inconscients (par exemple le dégoût ou un amour démesuré recouvrant les désirs agressifs). Le bien-être d'un individu dépend de la façon dont il réussira à composer avec l'investissement de cette énergie.

          2.2 Topique : Le terme topique ( du grec topos, "lieu") est utilisé par Freud(1899, Science des rêves) pour délimiter les différentes parties de la personnalité La première topique (1899) de Freud délimite trois niveau d'organisation: l'Inconscient, le Pré-conscient et le Conscient qui lors de sa deuxième topique (1920) deviendront le Ça le Moi et le Surmoi

          • L'inconscient est le siège de l'énergie qui se présente à l'origine sous forme de pulsion. Tout processus mental a son origine dans l'inconscient. L'Inconscient se distingue par certaines propriétés: il ignore la négation, le doute, le temps, et la réalité extérieure. Il est le lieu de l'énergie libre (libido) qui peut aller dans toutes les directions et s'associer à n'importe quel élément; son objectif est la satisfaction immédiate du désir. Le rêve, l'acte manqué, le lapsus sont des expressions de l'inconscient.
          • Le pré-conscient est le lieu des activités mentales (mémoire, associations, concentration) Le passage de l'Inconscient au Pré-Conscient implique la censure. C'est grâce à lui que nous apprenons à parler, à lire et à écrire. Il est le lieu des apprentissages et des manières de faire. L'énergie qui y circule est dominée par le principe de réalité: la pensée est rationnelle, causale et temporelle. Il sert de lien entre l'Inconscient et le Conscient. Ses principaux objectifs sont l'inhibition de la pulsion, l'ajournement de la satisfaction (attente) et l'ajustement du comportement face à la réalité.
          • Le Conscient: le conscient est soumis au principe de réalité (contact avec le monde); le Conscient est le siège du système sensoriel et perceptif, de nos expériences, de nos projets, des rapports sociaux. Il doit développer des moyens pour contenir le désir tout en lui permettant une certaine satisfaction., de résister aux tensions et aux stimulations trop fortes, de liquider (par la symbolisation) les perceptions et les sensations reçues.

          Le passage de la première topique de Freud à la seconde (1920) est beaucoup plus qu'un simple changement de nom; il sera justifié par le fait que Freud à trouvé: "dans le Moi lui-même quelque chose qui est inconscient aussi, qui se comporte exactement comme le refoulé, c'est à dire manifeste de puissants effets, sans devenir conscient lui-même, et demande pour être rendu conscient un travail particulier."

          Ces effets puissants sont représentés par les systèmes de défense.

          Puisque le moi peut-être inconscient, alors comment rebaptiser l'inconscient de la première topique et quelle différence y a t-il entre le l'inconscient du Moi et le Ca?

          • Le Ça:

          le Ça devient le lieu " des forces inconnues et impossibles à maîtriser." (Groddeck). Il est dominé par le principe de plaisir et il contient les "représentations psychiques des excitations endogènes" et il est la source énergétique de notre psychisme. Dans son "Abrégé de psychanalyse" de 1938, Freud distingue deux pulsions fondamentales: "l'Eros et la pulsion de destruction". Pour Freud (1938) comme pour Green (1970), on ne peut avoir d'accès direct à la pulsion, celle-ci étant appréhendée par le biais de sa représentation ou de son affect. Ainsi, Eros, se représente par le plaisir et la satisfaction au contact de l'Autre; représentant formant une trace mnésique, garante d'un désir qui réactive la pulsion érotique, lui permettant de se lier à un objet. Les représentants de la pulsion de destruction se manifestent quant à eux par les affects négatifs et des représentations destructrices, de déliaisons. Freud, (1915), perçoit la pulsion de destruction comme fondamentale dans la lutte du Moi pour sa conservation et son affirmation; elle est en ce sens plus "...ancienne que l'amour; elle provient du refus originaire que le moi narcissique oppose au monde extérieur prodiguant les excitations ." (in Métapsychologie, 1915, p. 43)
          La pulsion de destruction en tant que protection contre l'envahissement des excitations extérieures occupe donc une place fondamentale lors de la première étape d'organisation de la structure. Elle se manifeste alors par une décharge somato-psychique face à toute situation frustrante.
          Par son contact répété avec la réalité et par les gratifications qu'elle lui apporte, la structure se développe en établissant des liens par le biais de la pulsion érotique au détriment de la pulsion de destruction. La pulsion érotique veille à l'incorporation des objets gratifiants et à l'introjection d'affects liées au plaisir alors que la pulsion de destruction veille à délier, et liquider tout objet ne répondant pas immédiatement à la demande.

          On peut associer à la pulsion de vie tous les comportements visant la reproduction (sexualité) et tous ses dérivés (rapprochement, amitié amour). La pulsion de mort quant à elle vise le retour à l'inanimé (sa direction, son objectif étant la mort) et par le fait même l'extinction du désir qui se manifeste par la fin de la tension. La fin d'une tension peut se présenter soit par l'investissement de son objet (Eros) ou par la destruction de ce dernier (Thanatos). Ce sont les expériences de satisfaction , (liquidation de la tension)au cours des premières années de vie qui vont déterminer d'une part le niveau de narcissisme primaire (niveau subjectal du Moi) et d'autre part détermineront le type d'investissement (narcissisme secondaire et niveau objectal du Moi). On peut ainsi mieux comprendre pourquoi amour et haine se fréquentent si souvent: l'objectif est le même (liquidation de la tension) mais le moyen est différent.

          C'est par l'observation de la compulsion de répétition que Freud en est venu à la pulsion de mort. Compulsion de répétition qui consiste à reproduire sans cesse un type de comportement qui ramène l'individu à la répétition du déplaisir. Derrière cette compulsion se trouve la pulsion de mort qui vise le retour à l'inanimé, et à l'autodestruction. Le but de toute vie c'est la mort…

          • Le Moi: le Moi c'est la partie du Ça qui fait l'épreuve de la réalité. Il inclue le pré-conscient de la première topique et il est le médiateur entre la réalité, les exigences pulsionnelles et le Surmoi. Il est le réservoir de la libido c'est à dire de l'énergie sexuelle disponible pour un investissement objectal (narcissisme secondaire) Le Moi possède une partie consciente et une partie inconsciente (le Moi refoulé) . Selon Freud dans son essai sur la Psychanalyse, "Dans le rêve, et dans la névrose, ce Moi, inconscient, exilé, cherche par tous les moyens à forcer les portes de la conscience, protégée par des résistances de toute sorte…"
            Le retour du refoulé peut s'exprimer par l'humour et le trait d'esprit.
            Ce qui est représenté n'est pas uniquement ce qui est agréable mais qui est réel. Ce réel sera exploré, par les sens, par l'attention et par l'entreposage des informations qui permettront de mieux s'adapter et de préparer des changements en fonction de nos besoins. Cette adaptation suppose une capacité de retarder la satisfaction (délai) et de tolérer la tension.

         

              • Le Surmoi: le Surmoi est une instance qui prend sa source dans le Moi même s'il est en grande partie inconscient. Il est le gardien de la Loi et le représentant des idéaux parentaux; pas nécessairement les véritables idéaux parentaux mais plutôt l'interprétation que l'enfant fera de ceux-ci. .Selon Freud, l'intégration du Surmoi se fera avec la résolution du complexe d'Oedipe La résolution du complexe d'Oedipe s'effectue lorsque l'enfant a pu faire le deuil de son objet de désir (le père pour la jeune fille et la mère pour le garçon) , intégrer la loi de l'inceste (tu ne peux avoir accès à la jouissance avec le parent de l'autre sexe) et ainsi avoir accès à l'identité par identification au parent de son propre sexe. Le Surmoi est une instance critique mais également un gardien qui négocie les représentations entre le Moi et le Ça. Un Surmoi trop sévère peut pousser un individu à s sentir continuellement coupable, à se faire sans cesse des reproches tandis qu'un Surmoi trop faible permettra à l'individu de passer à l'acte (décharge de la tension) sans tenir compte des conséquences.

         

          • Systèmes de défense: les systèmes de défense se retrouvent dans l'Inconscient du Moi, il font office de censure, et de refoulement lorsque les représentants de la pulsion tentent d'avoir accès à la conscience Quand le refoulement rempli complètement son rôle, la représentation de la pulsion est repoussée dans l'inconscient du Moi mais elle peut également se frayer un chemin indirect jusqu'à la conscience Le système de défense devient alors une façon de diminuer la tension de la charge provoquée par la pulsion (angoisse) Les systèmes de défenses peuvent prendre différentes formes:
            • Déni: consiste à nier avec véhémence un comportement pouvant être jugé reprochable ; comportement que le Moi n'a pu refouler efficacement
            • Formation réactionnelle: consiste à renverser la charge de la pulsion par un comportement inverse
            • Déplacement: consiste à déplacer la charge de la pulsion dans une autre situation plus acceptable
            • Projection: consiste à prêter à l'autre la charge érotique ou agressives de la pulsion
            • Rationalisation: consiste à trouver de multiples raisons logiques pour justifier la décharge partielle de la pulsion
            • Intellectualisation: consiste à justifier à partir de théories à l'appui la décharge partielle de la pulsion
            • Sublimation: consiste à utiliser l'énergie de la pulsion à des fins créatrices

               

              2.3 Point de vue dynamique: le point de vue dynamique suppose qu'il existe des échanges continuel d'énergie et d'information entre les différentes instances, que ces instances n'ont pas des frontières fixes et délimitées et que l'individu est continuellement soumis à un jeu de forces qui vise à assurer sa survie tout en lui permettant de composer avec la réalité (les autres)

               

            2.4 Point de vue développemental : au cours de son développement l'individu passera par différents stades qui lui permettront de développer son Moi et d'intégrer à sa personnalité en développant des moyens de d'investir les pulsions dans des objets extérieurs. Ce développement tend vers une intégration de la sexualité par une prise de conscience (épreuve de la réalité et apprentissage) de la différence entre l'intérieur et l'extérieur. Cette prise de conscience se traduira par le passage du narcissisme primaire (libido investie sur soi au narcissisme secondaire (libido investie sur l'autre)

               

          • 3. STADES

            3.1. STADE ORAL: DÉVELOPPEMENT DU MOI

            L'enfant est vu comme un pervers polymorphe par ses pulsions sexuelles non-différenciée et peu organisées:

            L'ORDRE DES STADES DE DÉVELOPPEMENT SERA TOUJOURS LE MÊME.

            Le Moi se différencie sous l'influence du monde extérieur. Moi--> excitation vs quiétude. C'est un état idéalisé du Moi. lorsque le Moi prend conscience qu'il n'a pas de puissance sur la personne qui vient lui répondre---> nouvelle naissance.
            Moi idéal--------> Moi de réalité-------> blessure narcissique
            Par son vécu, l'enfant va chercher profiter au maximum des réponses pour faire baisser la tension et accroître son plaisir. Le Moi conscient du manque commence à désirer. ce manque est l'objet de la blessure narcissique qu'il désirera réparer------> prendre pour soi et en soi. Le désir sert à remplacer le manque et a apporter du plaisir au Moi. le Moi se dispose à tolérer une certaine tension pour se procurer du plaisir
            désir-------->constance--------->plaisir
            La dialectique amour haine peut se résumer à la façon dont nous allons composer avec le désir et le besoin de le liquider (comment on compose entre le désir et la réponse) La force du Moi sera proportionnelle à la force du plaisir.
            Le fait de désirer ouvre la porte à toutes les pathologies; il faut que le Moi apprenne à supporter une certaine tension et ainsi conserver le désir pour une décharge ultérieur. Si cette privation qui entraîne une tension devient trop forte alors il y aura refoulement ou hystérie.
            La dualité satisfaction vs privation sera le premier régulateur de l'estime de soi. Cependant la réponse du monde extérieur doit réparer cette blessure; sans quoi l'enfant tombe dans la dépression, la paranoïa ou la mélancolie.
            Si le monde intérieur de l'enfant ne peut répondre à la blessure narcissique alors il tombera dans la névrose
            L'enfant de un mois jusqu'à 3 mois exercera de la manipulation pour réparer cette blessure narcissique; toute preuve d'affection sera pour lui comme un baume sur cette blessure alors que toute privation réveillera cette blessure
            A partir du moment où les principes cognitifs se développent, le principe de plaisir va céder le pas au principe de réalité------> apprentissage. L'enfant apprendra de + en + à régler son comportement sur les autres (identification)
            La motivation doit tenir compte du principe de réalité : réparer la blessure et rétablir la toute puissance.

            Systèmes de défense: clivage, déni, toute puissance

             

            3.2 STADE ANAL

            Position de plus en plus active de l'enfant (adaptation)

            Les efforts de l'enfant son de plus en plus volontaires. L'enfant apprend à marcher, à parler et à contrôler ses sphincters. Commence à s'adapter à une discipline--->apparition des "ne pas".
            Développement d'une gamme d'attitudes inter personnelles. La motricité devient canalisée. Le développement du principe de réalité qui amène une plus grande distinction entre le moi et le sur-moi.
            L'enfant fait des progrès considérables au cours de la phase anale: tout le développement de l'appareil perceptivo-moteur la marche, le langage et le contrôle des sphincters.
            La marche et le contrôle des sphincters ----> base de l'acquisition de l'indépendance.
            Langage permet à l'enfant de participer en partageant dans les mots ses idées et ses projets.

            PRINCIPE DE RÉALITÉ :

            • - Jugement : évaluation des distances dans sa marche et évaluation de la réalité par les mots.
            • - Épreuve de la réalité : capacité de comprendre le réel pour ce qu'il est.
            • - Anticipation ou appréhension: imaginer ce qui va arriver, permet d'agir, d'ajuster le jugement au réel.

         

              PRESSENTIMENT DE LA MENACE:.

              Par le développement de l'imaginaire (anticipation et jugement), l'enfant va capter le pressentiment de la menace et créer des plans d'action. L'angoisse deviendra moins active, le seuil plus tolérable et le Moi appréhende l'angoisse à plus petites doses, il va participer à l'angoisse, va apprendre à prendre le pas sur l'angoisse. Va demeurer comme angoisse les situations ou l'enfant vit une impuissance réelle de faire quelque chose, qui va réveiller l'impossibilité primaire---> réactions physiologiques à l'angoisse. L'enfant connaît alors ses premières peurs en revivant ses premières impuissances mais grâce au contact avec la réalité, il apprend à gérer mieux l'angoisses .

              MONDE INTERIEUR:

              L'enfant prend de plus en plus conscience de ses colères, de ses faims et de ses besoins. Il prend contact avec son monde intérieur et apprend à le tolérer. La différentiation Moi-Non-moi, va provoquer chez l'enfant des fantasmes de la loi du Talion. (Pensée animiste de Piaget). L'imaginaire se rempli de fantasmes. Le mot à l'effet de l'action. Pulsion intérieure de l'angoisse: retrouver l'angoisse dépressive.

              SOURCES D'ANGOISSE

              La crainte que les satisfactions vécues ne lui soient retirées. Les "ne pas " développent le contact avec la réalité. Angoisse d'être privé de plaisirs connus. Peur de perdre un amour. Perte de ses excréments; ce qui est bon maintenant ne le sera peut-être pas plus tard. Peur qu'il détruise malgré lui ses sources d'amour. Fluctuation de l'estime de soi. Le moi fort est celui qui à des mécanismes de bonne qualité qui vont lui permettre de contrôler l'intérieur et l'extérieur et de conserver l'estime de soi.Un milieu stimulant favorise l'investissement libidinal.
              Les enfants hyperactifs qui acquièrent le langage: hyperkynésique neurologiqueLes enfants hytperactf qui acquièrent le mouvement: hyperkynésiques psychologiques.

              LANGAGE

              Une fois que le langage est investit psychiquement, le moi acquiert un investissement puissant et il se rend compte qu'il à le pouvoir de parler. Si l'on est capable de mettre des mots sur la souffrance, on met la main dessus et on est capable de la contrôler. Avec l'acquisition du langage, la pensés de l'enfant va s'enrichir de signifiants et de signifiés. En investissant le langage, le jugement va se nuancer et le moi apprend à remettre à plus tard.

              Conséquences motrices de l'investissement du langage:

              • -retarder la détresse
              • - inhiber ou retarder le décharge à réaliser les désirs.

              Piaget compare la pensée logique de la pensée de l'enfant: capacité de la pensée de s'articuler pendant le stade pré-opératoire. (2 ans)
              Entre 2 -5 ans, la pensée atteint le niveau des représentations concrètes qui permet la fixation de l'image qu'on peut traduire en mot.
              En investissant le langage, la pensée concrète se développe. Cette pensée logique avec représentation, va enrichir la fonction symbolique .Plus on enrichit cette fonction, plus notre jugement va devenir nuancé, donc nous aurons un moi plus différencié dans son contact avec l'extérieur .
              Au stade oral, il y avait confusion entre besoins et amour; au stade anal, les acquisitions externes telles que le langage, la parole, permettent une meilleure différentiation entre les besoins primaires et le contact physique.
              Au stade anal, l'enfant est très sensible à l'expulsion de ses excréments, à tous ce qui est musculaire et à sa capacité d'agir. L'enfant devrait commencer à remettre à plus tard-->patience. A la fin du stade anal (3 ans) l'enfant devrait être capable d'éviter les pulsions dangereuses; le surmoi étant assez bien formé pour arrêter le moi. Freud reconnaît les racines d'un surmoi vers la fin du stade oral et le début anal.
              Pour Klein, il est déjà présent. A ce stade, l'enfant intériorise les désirs parentaux et devrait craindre la punition. L'enfant devrait avoir intériorisé les parents vers deux ans et demie ainsi que la satisfaction que les parents idéalisent de lui.
              Le stade anal est le régularisateur de l'estime de soi, l'enfant devrait se sentir en mesure de satisfaire ses parents sinon, complexe d'infériorité. D'ou multiplication des efforts et découverte de l'approbation et de la désapprobation

              Système de défenses: stade anal: négation formation réactionnelle et déplacement, isolation.

              3.3 STADE PHALLIQUE

              Stade de la structuration de l'Oedipe. 2/4 à 7/8 ans. Maîtrise du corps. Eveil au monde et aux relations interpersonnelles. Les mécanismes de défenses deviennent de plus en plus actifs . Ce stade se subdivise avec l'apparition du stade urétral.
              STADE URETRAL: entre le stade sadique anal et stade phallique. Question d'énurésie---> opposition à la discipline qui peut rapidement s'érotiser. Pouvoir sadique que l'enfant retire du pouvoir urétral.

              FILLE : contestation de l'absence de pénis, montrer à sa mère qu'elle est plus forte qu'elle; contact avec la masturbation.

              GARÇON: angoisse masturbatoire et équivalence masturbatoire.

              • Dans ce stade, uriner devient un plaisir (plaisir sexuel)
              • Plaisir érotique
              • Action passive
              • Pouvoir sadique: détruire par l'urine

              Sensations qui viennent enrichir le point de vue narcissique; plus gratifié par les parents que le sphincter anal. Au stade anal ---> crainte de perte d'affection (encoprésie) et culpabilité, Au stade urétral, (énurétique) parents donnent plus d'affection, joue sur l'estime de soi et sentiment de honte.

              Stade oral ----> angoisse d'introjection

              stade anal-----> Vol de son contenu

              Stade urétral: incapacité de faire soi-même---> honte et pour lutter contre cette honte: ambition.
              Stade du voyeurisme, intérêt pour la sexualité , curiosité et désir de voir l'autre; début de la masturbation.
              Comportements du stade urétral: - Masturbation, voyeurisme et exhibitionnisme.
              Découverte de la différence entre les sexes mais on ne comprend pas cette différence. Réflexe de connaître la différence mais inconsciemment. La différence peut être angoissante; danger. valorisation narcissique; on n'est plus des bébés. Enfant est content de ce qu'il a mais aimerait avoir les deux.
              Garçon : angoisse de castration ; qu'est ce que ma soeur a pu faire pour le perdre? D'ou menace de perdre la gratification narcissique.
              Filles: espoir de finir par avoir un pénis. Totem et Tabou: Angoisses ne sont pas seulement dans la réalité mais fabriquées dans l'inconscient. Angoisse de castration ne révèle pas de mesures réelles mais provient de l'intérieur. Angoisse de castration donne un sens à la naissance ; cette menace peut être exécutée. C'est la phase de latence qui viendra corriger la crise de l'inconscient. Ce qui vient de l'intérieur à plus d'impact que ce qui vient de l'extérieur.
              L'imaginaire est branché sur la réalité au stade phallique introduction du tiers et restructuration complète Dans le cas de la psychose, régression de la phase phallique à la phase orale ou anale . Ou l'imaginaire l'emporte sur la réel. L'imaginaire est branché sur une petite partie du réel. On à ici a faire a un imaginaire archaïque. Dans l'état limite, la personne est astructurée et on développe dans l'imaginaire que le lien entre le père et la mère n'existe pas; alors que dans la phase phallique, ce lien existe mais n'empêche pas d'exister. L'enfant se nourrit de son vécu pour alimenter son imaginaire et le réel va avoir le sens que l'imaginaire va lui donner.
              Chaque adulte qui pose un interdit le pose avec son angoisse de castration. L'enfant est plus influencé par le surmoi des parents que par les interdits réels qui sont posés. L'enfant se sent rejoint dans ses craintes qu'il possède dans son inconscient.
              Les excitations sexuelles poussent l'enfant a réagir non pas au contenu manifeste mais au contenu latent. (Communication inconscient -inconscient) Intensité de la peur pas seulement lié a la réalité mais également aux valeurs dans l'inconscient ( celui qui s'identifie a celui des parents) accentué par les expériences vécues. L'angoisse de castration est liée à la naissance, au sevrage, à la propreté et aux interdictions. Si l'angoisse de castration est trop forte, retour à la psychose. Il y aura revirement lorsque le moi sera capable de tolérer l'angoisse de castration.

    APPRENTISSAGE


     

    I. HISTORIQUE

    A. Structuralisme:

    TITCHENER: (1867-1927) introspection; relever les processus élémentaireS.

     

    B. Fonctionnalisme:

    Évaluation des aptitudes personnelles dans une recherche sur l'ajustement de l'individu à son environnement. ------> Darwin.

    W. James, S. Hall.

    Dewey: arc réflexe S ----> R (1896)

    J.B. Watson: Conférence de 1913: établit les bases du béhaviorisme;

    - Rejeter l'introspection
    - Psychologie doit avoir pour objet l'étude du comportement
    - Prédire et contrôler le comportement

     

    C. Connexionisme :

     

    1. Thorndike (1874-1949); apprentissage par essais et erreurs, connexions s'opèrent à partir de la satisfaction ou du malaise engendré par le lien. Notion d'empreinte. Loi de l'effet Conditionnement instrumental

    2. B.F. Skinner: (1904-1990) le monde vu comme une boite où tout effet à une cause matérielle

    Définition du comportement: toute action de l'organisme sur le monde extérieur, ses mouvements et les effets de ses mouvements, particulièrement ceux qui sont visibles.
    Origine du comportement: de l'environnement
    Technique: conditionnement opérant par renforcement positif


     

    II. DÉFINITION DE L'APPRENTISSAGE:

     

    L'apprentissage consiste à acquérir ou à modifier une représentation de l'environnement.

    Ce processus cognitif permet à un animal d'utiliser son expérience passée pour assimiler l'organisation de son environnement et les conséquences de ses propres actions, et pour s'y accommoder. Il contribue donc à l'autorégulation et à l'adaptation des comportements. (Doré et Mercier, p. 2)

    a) L'apprentissage est un processus cognitif.

    En d'autres termes, c'est une façon de faire dont le résultat sera des connaissances organisées et disponibles dans l'avenir.

     b) L'apprentissage porte sur l'interaction organisme-environnement.

    La personne qui apprend intériorise l'organisation de son environnement, qu'il soit physique, social ou même interne. Elle apprend du même coup les effets de ses propres actions sur cette organisation.

     c) L'apprentissage permet l'adaptation d'un organisme.

    À partir du moment où un individu connaît l'organisation de l'environnement et les conséquences de ses propres actions sur cet environnement, il peut s'adapter à cette environnement et vivre au mieux dans ou avec cet environnement.

     d) L'apprentissage est dynamique.

    Une fois acquises les connaissances sur l'organisation de l'environnement, l'individu ne cesse pas d'apprendre. Au contraire, il transforme continuellement sa représentation de cet environnement à partir d'une part de ce qu'il en connaît déjà et à partir des nouvelles informations obtenues. Par conséquent, on peut dire que l'apprentissage s'appuie sur les expériences passées. Une fois réorganisé, l'ensemble des connaissances assimilées produira une nouvelle représentation de l'environnement qui sera disponible à son tour pour de nouveaux apprentissages. On peut donc dire que l'apprentissage produit des modifications relativement durables des connaissances et des comportements (Doré & Mercier, p.4).

     e) L'apprentissage nécessite l'intervention d'autres processus cognitifs.

    L'être qui apprend a besoin de l'intervention d'un certain nombre de processus fondamentaux. La psychologie cognitive humaine en distingue cinq pour lesquels on trouve l'équivalent chez les animaux: l'enregistrement sensoriel, l'attention, la reconnaissance des formes, la mémoire à court terme et la mémoire à long terme.

     f) L'apprentissage peut se faire de deux façons.

    Il y a en effet deux façons d'apprendre. La première, le plus souvent utilisée par les individus est l'expérience directe. Le deuxième, que vous êtes précisément en train d'utiliser maintenant est la transmission. Cette deuxième façon d'apprendre comporte quant à elle trois formes: l'observation, la transmission sociale et l'enseignement.

    g) La définition de l'apprentissage ne fait pas l'unanimité.

    Chez les chercheurs dans le domaine de l'apprentissage, on peut trouver différentes définitions. Aucune jusqu'à présent n'a fait l'unanimité, les différences provenant le plus souvent de l'importance accordée à tel ou tel élément.

     Modification relativement permanente du comportement acquise par l'expérience. Distinction entre performance et maturation.


     

    III. Conditionnement classique:

     

    A. Expérience de Pavlov :

    B. Comment réussir un conditionnement classique (4 facteurs sont essentiels).

    1. La puissance du stimulus conditionnel
    Il est important que le SC soit facilement observable et repérable.

    2 L'ordre de présentation du stimulus conditionnel et du stimulus inconditionnel.
    Le conditionnement obtient de meilleurs résultats si on présente le SC (cloche) est présenté avant le SI (viande).

    3 L'intervalle de temps entre la présentation du SC (cloche) et du SI (viande)
    Si on présente le SC (cloche) 20 minutes avant le SI (viande) il y a peu de chance que les chiens fassent le lien. Ce qui est le plus efficace c'est de présenter le SC (cloche) juste avant le SI (viande) et que le SC (cloche) se poursuive au moins jusqu'au début du SI (viande).

    4 La répétition
    Le son d'une cloche ne signifie rien pour le chien. Après la première association stimulus neutre(cloche) et stimulus inconditionnel (viande) le son de cloche signifie toujours rien pour le chien. Après une douzaine d'associations en SC (cloche) et SI (viande) le chien fait une association tout à fait claire entre les 2.

     

    C. Le petit Albert: réponse émotionnelle conditionnée et phobies.

     

    D Conditionnement d'ordre supérieur: stimulus déjà associé

     

    E. L'extinction et recouvrement spontané

     

    F. Généralisation et discrimination


     

     

    IV. CONDITIONNEMENT OPÉRANT:

    Importance du résultat du comportement. Thorndike. Stimulus inconditionnel remplacé par le renforcement. La réponse devient le conditionnement opérant
    Dans le conditionnement opérant, le sujet émet de lui-même une réponse parmi plusieurs et par la suite il y a un stimulus. Le choix de la réponse qui deviendra par la suite un stimulus dépend du renforcement ou de la punition.

     

    A. Renforcement et punition:

    1. Renforcement: augmente la probabilité du comportement
    2. Punition diminue la probabilité du comportement.
    3. Importance du renforcement dès que la réponse est donnée
    4. Importance d'espacer les renforcements

     

    B. Types de renforcements:

    1. Intrinsèques: primaires
    2. Extrinsèques: secondaires
    3. Positif
    4. Négatif

     

    C. Types de Punitions:

    1. Positives
    2. Négatives
    3. Effets secondaires: frustration et agressivité passive impuissance apprise

     

     
       Je donne + J'enlève -
     Intéressant
    Renforcement

    Augmentation de la réponse
    Renforcement positif

    Recevoir un cadeau

    Augmentation de la réponse
    Renforcement négatif

    Enlever quelque chose de désagréable: ne pas avoir à faire les tâches ménagères

     Désolant
    Punition

    Diminution de la réponse Punition positive

    Donner une punition

    Diminution de la réponse
    Punition négative

    Enlever quelque chose d'agréable: enlever une permission

     

    D. Comportements superstitieux

    E. Le façonnement: séquence d'apprentissage


    V. APPRENTISSAGE COGNITIF:

     

    A. L'insight: compréhension soudaine; intuition

      B. Apprentissage latent: carte cognitive de Tolman.

      C. Apprentissage par observation: Bandura.

    1. Attention
    2. Mémorisation
    3. Pratique
    4. Modèle et renforcement.

     


     

    LABORATOIRE CONDITIONNEMENT

     

     


     

     

    1. Identifiez la procédure : procédure de modification du comportement consistant à diminuer la fréquence d’une réponse en la faisant suivre, à titre de conséquence, par la présentation d’un stimulus aversif REP

     


     

    2. Dans l’apprentissage associatif par conditionnement classique, la réponse conditionnelle est définie comme REP

     


     

    3. Vous êtes grand amateur de cornichons, Imaginez que vous croquez dans un cornichon très juteux. Cette pensée provoque la salivation, Votre salivation représente une REP

     


     

    4. Complétez l’énoncé suivant : dans le conditionnement classique, le phénomène de l’extinction peut être observé grâce à la présentation répétée REP

     


     

    5. L’expérience effectuée avec le petit Albert a montré sa peur des manteaux de fourrure et des lapins, mais non de John B. Watson lui-même. Ceci est un exemple de REP

     


     

    6. Lorsqu’un comportement est suivi d’un stimulus qui accroît la probabilité d’apparition de ce comportement, le stimulus est appelé REP

     


     

    7. Lorsque des événements aversifs font disparaître ou décroître la probabilité d’apparition d’un comportement, ils sont appelés REP

     


     

    8. un enfant développe la peur des chiens 1e jour ou l'un de ces animaux se met à aboyer brusquement alors qu'il le caressait. Dans cette situation, le stimulus conditionnel (SC) est constitué par REP

     


     

    9. Au cours d'une démonstration en classe, votre professeur vous demande de vous asseoir sur le bureau devant la classe et de tenir la tête droite. Elle vous fait entendre le cri d'un canard qui est aussitôt suivi par la réception d'un jet d'air dans votre œil, jet d'aide envoyé à l'aide d'une seringue vide qu'elle presse rapidement. Après peu de temps, vous commencez à cligner des yeux lorsque le canard cancane. Dans cette situation, le stimulus inconditionnel (SI) est REP

     


     

    10. Un jeune enfant apprend à jouer du piano. Petit à petit, il a appris à jouer les notes de 1a gamme, puis à plaquer ses premiers accords. Son professeur le félicite régulièrement, soulignant ainsi chacun des progrès de l'enfant. Comment se nomme la procédure utilisée par ce professeur REP

     


     

    11. Si on emploie un programme de renforcement continu, l'acquisition d'un comportement sera plus ou moins que si on procède par renforcement intermittent. REP

     


     

    12. Un renforcement négatif est un renforcement qui entraîne diminution ou l'augmentation d'un comportement. REP

    HUMANISME

    Voici l'adresse d'un excellent site pour en apprendre davantage sur les théories de la personnalité:

    http://www.wynja.com/personality/theorists.html


     

    Dans les années 60, de nombreux psychologues se sentent insatisfaits de l'approche plutôt pessimiste de Freud et de l'approche déshumanisante du behaviorisme. Ces psychologues humanistes proposaient une perspective qui mettait l'accent sur la santé mentale, l'autodétermination, et la réalisation de soi. Importance de regarder la personnalité dans son ensemble, avec ses expériences personnelles de joies et de tristesse, d'aliénation et d'intimité de frustration et d'enrichissement. Deux grands psychologues influencèrent l'école humaniste: Maslow et Rogers.

     

    I . Objectifs de l'approche humaniste

    A. Le but final de la psychologie humaniste est d'élaborer une description la plus complète possible de ce que l'on entend par vivre en tant qu'être humain.

    B. Comprendre des expériences qui nous sont familières: AMOUR-VOLONTÉ-CRAINTE-ESPOIR.

    C. Exploration des potentialités positives de l'homme de même que les conditions de réalisations maximales de ces potentialités.


     

    II. Vision de l'homme:

     

    A. Condition humaine: d'abord l'insatisfaction: pas de désir sans insatisfaction, pas de croissance sans angoisse puis la recherche de la liberté (s'appartenir). L'homme libre est celui qui transcende les événements immédiats de sa vie, les habitudes, les réactions automatiques.

    B. Respect de la personne : l'enfant a tout ce qui faut pour savoir ce qui est bon pour lui.

    C. Principe de congruence: harmonie entre soi et son milieu.

    D. -Les principales tendances humaines:

      • 1. -Actualisation: être humain est un être unique dans un processus d'évolution
      • 2. -Besoin des autres
      • 3. -Besoin de transcendance: besoin de se dépasser, agir sur son milieu de façon significative.
      • 4. -Besoin d'affirmer son identité: être distinct
      • 5. -Besoin d'un cadre d'orientation: place dans le monde; ligne de conduite, carte de voyage et où l'on s'arrête


    III. THÉORIES:

     

      A. ABRAHAM MASLOW: américain, fils d'immigrant. Fait ses études en behaviorisme. Il ne pouvait comprendre le développement de la personne par l'expérimentation. La plupart des théories de la personnalité ont été établies à partir de l'observation de comportements anormaux donc théories de l'anormalité.

        1. Observations

      • -1. Orientées, réalistes, jugement approprié envers les autres
      • -2. Accepte les autres tels qu'ils sont et non comme il voudrait qu'ils soient .-
      • -3. Spontané et naturel
      • -4. Centré sur le problème et non sur elle-même.
      • -5. Détaché de l'environnement.
      • -6. Personne altruiste
      • -7. Possède des relations intimes avec très peu de gens
      • -8. Ne font pas de considération de leurs richesses et de leur race. Pas de discrimination.
      • -9. Capacités créatrices supérieures
      • -10. Acceptent les expériences nouvelles et résistent à la conformité .

         

    2. PYRAMIDE DES BESOINS

     

    BESOINS PHYSIOLOGIQUES

    BESOINS DE SÉCURITÉ

    APPARTENANCE

    ESTIME DE SOI

    ACTUALISATION

     

    B. Eric Fromm: Avoir ou Etre

    Modèle de croissance et potentiel d'être : habilités latentes pour performer et pour se comporter d'une manière particulière au niveau des talents et de l'intelligence future.

     

    C. CARL ROGERS

    ...Même si je suis conscient de l'incroyable taux de destruction , de cruauté, et de comportements malveillants dans notre monde, depuis les guerres insensée jusqu'aux agressions dans la rue, je pense que l'homme n'est pas démoniaque de nature. Dans un climat psychologique qui permet des choix et un développement, je n'ai jamais connu un individu qui a choisit la cruauté ou un cheminement destructeur. Le choix se fait toujours vers une plus grande socialisation et vers l'amélioration des contacts avec autrui. Ainsi, mon expérience m'a amenée à croire que ce sont les influences culturelles qui sont les principaux facteurs de comportements démoniaques...Alors je vois que les membres de l'espèce humaine comme les membres des autres espèces comme essentiellement constructif dans leur nature fondamentale, mais endommagés par leurs expériences.

    Pour en savoir plus sur Rogers cliquez sur son nom.

    1. Perspective de la personne centrée. : Rogers croit que la croissance se fait à partir de trois conditions:

  • acceptation les gens qui peuvent nourrir notre croissance doivent accepter d'avoir un regard positif inconditionnel. Nous revaloriser.
  • empathie:être en mesure de se mettre à notre place.
  • authenticité. laisser tomber l'image et devenir transparent, s'ouvrir à nos émotions.
  • 2. Concept de soi:

    équivalant au moi plus autre chose: sentiment d'identité personnelle qui nous rend plus conscient de notre rapport avec les autres. Fonction autocritique. Le soi est un monde privé dont l'individu est le centre. La principale pulsion est celle de se développer. L'individu se comporte de façon consistante. Si le soi est menacé, il emploi des mécanismes de défenses. L'individu n'accepte pas toutes les valeurs de la société et découvre ses propres valeurs. S'il se comporte comme l'ensemble: risque d'aliénation.

    3. Conséquences de l'actualisation de soi:

    • -vie créatrice
    • -amour non-égoïste
    • -compréhension non-biaisée

        4. THERAPIE:

        • -rencontre de deux êtres
        • - ici et maintenant
        • - envisager l'homme comme une totalité
        • - quête d'une conscience de soi.

             

    Nous avançons lorsque les plaisirs de la croissance et les angoisses de la sécurité sont plus grands que les anxiétés de la croissance et les plaisirs de la sécurité.

    INTELLIGENCE ET CRÉATIVI

     


    I. DÉFINITION DE L'INTELLIGENCE:

    Une adresse pour faire le point sur l'inné et l'acquis:

      Intelligence: Ensemble d'aptitudes cognitives servant à acquérir des connaissances, à les mémoriser et à utiliser les éléments de sa propre culture pour résoudre des problèmes de la vie quotidienne et pour s’adapter rapidement tant à un milieu stable qu'à un milieu en transformation.

       


    II. THÉORIES DE L'INTELLIGENCE:

       A. Approches cognitives:

         1. traitement de l'information

        a.comment les symboles sont-ils interprétés pour donner lieu a une performance observable

        b) Est ce que l'enfant et l'adulte se représentent l'information dans le même format

        c) comment le système de traitement ajuste-t-il aux demandes d'une tache particulière de l'environnement

        2. Jensen:

        a) intelligence niveau I: mémorisation et association

        b) intelligence niveau II: aptitudes conceptuelles

         

        3. Sternberg:

        a. Aspects internes de l’intelligence: processus mentaux. Perception, mémoire, résolution de problèmes.

        b. Capacité d’adaptation de l’intelligence: modification de l’environnement ou choix d’un nouvel environnement. Élaboration de différents scénarios.

        c. Intelligence résultant de l’expérience:

                                 

      B. Approche psychométrique:

       

        1. Historique:

        a) Binet (1905) juge bien, comprend bien, bon sens, esprit d'initiative.

        b) Weschler (1939) capacité globale d'agir de façon réfléchie, de penser rationnellement, de maîtriser son environnement, "de se mesurer au monde"

         

        2. Objectifs

        a) comment quantifier le développement intellectuel

        b) comment les employer pour la prédiction

        c) comment comparer l'intelligence individuelle des enfants

         

        3. Mesure de l'intelligence 

        a. Validité et fidélité

        b. Notion de QI: AM/AR x 100
        AM = âge mental et AR = âge réel

    c. Intelligence fluide: capacité d'acquérir de nouvelles connaissances et de résoudre des problèmes qui est en partie déterminée par des facteurs biologiques et génétiques et qui est relativement stable sur de courtes périodes.

        d. Intelligence cristallisée.: ensemble des connaissances et des expériences acquises au cours d'une vie grâce à l'interaction entre l'intelligence fluide et l'expérience du milieu.

         

        4. THÉORIES:


        a. Spearman: Théories factorielles : facteurs G ( résolution de problèmes) et S (plus spécifique)

        b. Guilford: opération de la pensée sur une de ses production et dont le contenu peut être:

        - Contenu : - figuratif, symbolique, sémantique, comportemental

        - Opération : cognition, mémoire, pensée divergente, convergente, évaluation

        - Production: unités, classe, relations, systèmes, transformation, implication.

           

        5. CONCLUSIONS SUR L'APPROCHE PSYCHOMÉTRIQUE

         a. Des mesures fidèles de l'intelligence générale de l'enfant peuvent être obtenues dès l’âge de quatre ans

        b. Chez les enfants, ces mesures ont une très grande stabilité sur une période de plusieurs années; elle croit avec l’âge des enfants et décroît avec l'intervalle entre les tests.

        c. Ces mesures permettent de prédire assez justement le rendement scolaire futur de l'enfant. Qualité croit avec l’âge et décroît avec l'intervalle.

        d. Les variables démographiques et de personnalité des parents permettent de prédire l'intelligence des enfants plus âgés, ce qui n'est cependant pas vrai pour les enfants de moins de quatre ans.

        e. La structure factorielle de l'intelligence obtenue par des tests de Q.I. est

        Relativement stable partir de quatre ans principalement au niveau des taches cristallisés

        (verbales ) et fluides ( performances )

       


    III. DÉVELOPPEMENT DE L'INTELLIGENCE

     

    A. L'intelligence se développe en :

      - en comprenant son processus de pensée (métacognition)

      - en élargissant ses stratégies cognitives: problème du pendule (corde, poids)

       Ce n'est pas le contenu exposé qui informe d'abord l'apprenant mais ce qu'il sait qui lui permet de donner une signification au contenu exposé. p. 35
      ...ce n'est pas la clarté du message du point de vue de l'enseignant qui est le facteur le plus important pour la compréhension de l'apprenant mais la capacité de ce message à déclencher quelque correspondance avec ce qui se trouve déjà dans son répertoire cognitif p.36
      ..pour comprendre il faut négocier le sens. p.37
      Importance de la nature de l'échange
      Barth, Britt-Mari, (1953): Le savoir en construction, Paris, Retz

      Être intelligent dans un domaine veut dire maîtriser le codage symbolique correspondant.

      Comprendre est donc un processus complexe; il faut observer et interpréter la réalité. Pour comprendre, il faut partager une signification avec autrui, il faut être capable d'interpréter un phénomène selon certain critères communs.

       "...connaître ne pourra exclusivement, ou même en premier lieu, concerner la détermination de ce qui est vrai. Découvrir ce n'est pas arriver à une proposition qui sera affirmée ou défendue, mais souvent comme on place une pièce dans un puzzle, c'est trouver son ajustement.
      (Goodman, Nelson (1992): Manières de faire le monde, Ed. Jacqueline Chambon)

      "...au fond rien de ce que nous pouvons percevoir n'est vraiment réel au sens que nous donnons habituellement à ce mot. D'une certaine manière, nous sommes plongés au cœur d'une illusion, qui déploie autour de nous un cortège d'apparences, de leurres que nous identifions à la réalité . Tout ce que nous croyons sur l'espace et sur le temps, tout ce que nous imaginons à propos de la localité des objets et de la causalité des événements, ce que nous pouvons penser du caractère séparable des choses existant dans l'univers, tout cela n'est qu'une immense et perpétuelle hallucination qui recouvre la réalité d'un voile opaque. (...) En ce sens, c'est l'acte même d'observation et la prise de conscience qu'il entraîne qui, non seulement infléchissent la réalité, mais la détermine."
      Guitton, Jean et all., (1991) Dieu et la science, Grasset.
      "Mais ce n'est pas le recours à l'expérience qui donne sens au concept; c'est au contraire le concept qui donne sens à l'expérience, qui la rend accessible à l'esprit, qui ouvre à une véritable compréhension. C'est armé de concepts que nous allons à l'expérience, c'est par lui que nous l'éclairons. "
      Ladrière Jean (1970): L'articulation du sens: discours scientifique et discours de la foi. Aubier Montaigne, Édition du Cerf.

      B. Intelligence et élèves talentueux:

      1. Intelligence générale et habileté spécifiques exceptionnelles

      2. Utilisation maximum des habiletés spécifiques

      3. Habiletés exceptionnelles à poser des problèmes

      4. Capitalisent sur leur environnement

      5. Habiletés exceptionnelles à concevoir des relations d'ordre supérieur

       

      C. Intelligence et déficience: 

      1. Léger: Q.I. 50-70 80-85%

      2. Moyen: Q.I. 35-49 10-12%

      3. Grave Q.I. 20-34 4-7%

      4. Profond Q.I. -20 1%

                           

      D. Styles cognitifs:

       1. Réflexivité - impulsivité: Théorie de Kogan

       Degré variable de réflexivité t d'impulsivité. L'adolescent impulsif succombe facilement à son empressement face à une situation où il est nécessaire d'avoir toutes les informations pertinentes en main. Aime le risque, les situations nouvelles, les grand groupes alors que le type réfléchi est posé, réservé et plutôt incommodé par l'imprévu.

       2. Contrôle externe - contrôle interne du renforcement . Rotter (1966)

       Locus de contrôle interne et externe.

       3. Dépendance - indépendance perceptuelle.

       

       


     

    IV. PROCESSUS CREATIF: Intuition, libre association, recombinaison, distanciation, anticonformisme, curiosité sens de l'humour, se mettre en cause, être à l'aise avec son corps, mettre de coté sa tendance à être sérieux, .

       Le créateur est un homme pétri de contradictions qui assume ses contraires:

      Créer c'est réaliser quelque chose de neuf et d'utile à partir d'éléments préexistants. C'est déstructurer pour restructurer. Utilisation multilogique. Niveaux logiques.

      Les 3 caractéristiques mentales que mesurent certains tests: la fluidité, la flexibilité et l’originalité: utilisation de la pensée divergente

        Fluidité: nombre d'idées que l'on produit sur un sujet.

        Flexibilité: mesure le nombre de catégories logiques dans lesquelles on peut classer les réponses produites

        L’originalité: indice de rareté des réponses.

      FREINS A L'IMAGINATION:

      - Éducation, esprit critique, peur de se tromper, difficulté à généraliser

       

       


     

    V. RÉSOLUTION DE PROBLÈME:

      Problème c'est un territoire multidimensionnel---> exploration---->multiplication des angles d'attaque---->devenir le problème-----transposer le problème: MÉTAPHORE

      - Préparation: analyse de l'information (présentation du problème)

      - Incubation: problème qui mûrit rêves transfert des capacités

      - Production: les solutions possibles;

      - Illumination: intuition, certitude immédiate cerveau droit

      - Vérification: critique jugement, expérimentation, évaluation.

       algorithme: stratégie de résolution de problème qui aboutit toujours à ne solution . Cette stratégie consiste souvent à essayer toutes les possibilités.

      heuristique: méthode de résolution de problème élaboré à partir d'expériences antérieures et comportant des recherches sélectives de solutions appropriées aux problèmes, mais qui ne sont pas nécessairement des solutions.

       

      Obstacles à la résolution de problème:

       1. Fixation à une stratégie de résolution: Une cruche à une capacité de 25 l., une autre de 5 l., et une autre de 2 l. Comment pouvez vous obtenir exactement 16 l. d'eau? Deux méthodes

      2. Fixité fonctionnelle: incapacité d'attribuer de nouveaux usages à un objet parce que l'usage courant lui est trop familier.

       

       

       


    LA MÉMOIRE

     


     

    I. COGNITION: ensembles des activités mentales impliquées dans nos relations avec l'environnement : la perception d'une stimulation, sa mémorisation, son rappel, la résolution de problèmes ou la prise de décisions.

    Dans l'approche cognitive, les fonctions intellectuelles sont considérées par le biais de l'analyse de la performance humaine dans l'exercice de ses fonctions.

     

    II. ÉMERGENCE DE LA PSYCHOLOGIE COGNITIVE :

    Disciplines ayant contribuées :

    • - La linguistique
    • - La gestalt
    • - Les sciences informatiques : Atkinson et Shiffrin identifient trois mémoires : mémoire sensorielle, mémoire à court terme et à long terme. La distinction se fait surtout au niveau du temps. Une seconde en mémoire sensorielle, une minute en mémoire à court terme et des années en mémoire à long terme.

    Legs des sciences de l'informatique : - traitement de l'information, transfert de l'information d'une structure à une autre, emmagasinage de l'information en mémoire et récupération.

      • -Les sciences de la communication : L'information selon Shannon est reliée à l'incertitude que contient un message.

     

    III. MESURE EMPLOYÉ:

      1) Le temps de réaction: (temps en abscisse et stimuli en ordonné) qui ne change guère au cours de la vie d'un individu. Le temps de réaction au choix se distingue du temps de réaction simple en ce qu'il consiste à produire une réponse lors de la présentation d'un stimulus; celui-ci cependant doit être sélectionné parmi plusieurs stimuli.

      Sommairement le temps de réaction au choix reflète le temps requis pour exécuter les opérations suivantes :

      • -perception du stimulus
      • -catégorisation du stimulus
      • -décision
      • -préparation à la réponse motrice

      2) Le taux d'erreurs : lorsque la performance n'est rapporté qu'au niveau du temps de réaction, c'est que le taux d'erreurs est contrôlé.

     

    IV. ÉTAPE DE TRAITEMENT:

     

    Dans le temps de réaction au choix, les étapes de perception ect., sont distinguées et se font par étapes.

     

    La méthode soustractive de Donders (1868) présente un intérêt historique puisqu'elle constitue l'une des premières tentative d'analyse des étapes de traitement à l'aide du temps de réaction. Logique soustractive.

     

    V. L'ENREGISTREMENT SENSORIEL

     

    L'enregistrement sensoriel c'est ce qui nous met en contact avec le monde qui nous entoure.

    On appelle registre ou mémoire sensorielle cette structure qui garde pendant un très court laps de temps l'information sensorielle. La mémoire c'est la structure, l'enregistrement c'est le processus ou les étapes de traitement par lesquels l'information est emmagasinée dans cette structure que l'on nomme mémoire sensorielle. Il est évident que la durée de maintient de l'information est limitée dans cette mémoire et qu'après quelques secondes, il n'aurait plus été possible de l'utiliser.

     

    1. MÉMOIRE SENSORIELLE VISUELLE

     

    Travaux de Sperling : rapport complet d'une série de lettres visualisées pendant cinquante millisecondes Réponse 4 ou 5

    Est ce parce que le sujet ne peut en percevoir plus ?

    Expérience du rapport partiel avec indice sonore . Réponse, environ 9/12!

    Donc le problème n'en est pas un de perception mais de mémoire. Autrement dit, pendant que le sujet rapporte les premiers éléments, il n'a pas le temps de traiter les autres qui pendant ce temps s'effacent.

    Combien de temps cette mémoire demeure-t-elle active ? Après 150 ms, le rapport chute de neuf à sept. Après 300 ms., les performances se stabilisent. Expériences d'Averbach et Coriell (1961) appuient celles de Sperling

    Puisqu'au-delà de 200ms, l'augmentation du délai ne diminue plus la performance, il semble que le sujet n'utilise plus la mémoire sensorielle . La durée de l'icone se situe entre 200 ms et 300 ms

     

    2. MÉMOIRE AUDITIVE OU ECHOIQUE

     

    Comme pour la mémoire iconique, Darvin Turvey et Crowder ont démontrés la supériorité du rapport partiel sur le rapport complet. Il semble que la durée de la mémoire auditive sensorielle soit plus longue que la mémoire iconique.

    Conclusion de l'expérience de Massaro : l'information auditive doit être présente pendant au moins 250 ms pour qu'elle soit traitée effectivement.

    La perception de la répétition en mémoire échoique

    Anne Treismann à évalué à environ 2 secondes le durée de la mémoire échoique (message de filature)
    En ce qui concerne la mémoire échoique, les estimations sont plus variables que pour la mémoire échoique.

    Effet de primauté et de récence

    Rappel des premiers éléments et des derniers éléments d'une liste. si un son est présenté après la liste, l'effet de récence est éliminé. (effet de suffixe) La présentation d'un stimulus visuel n'affecte pas l'effet de récence auditif.

    Plusieurs recherches démontrent que l'information en mémoire sensorielle est entreposée sous une forme brute non analysée

     

    VI. L'ATTENTION

    Deux tâches peuvent très bien être exécutées en même temps si elles font appel à des réservoirs de ressources différents.

    Traitement dirigé par les données et traitement dirigé par les concepts:

      Données: attributs physiques élémentaires: + facile lorsque le traitement peut être dirigé par les concepts. CRA vs BAS

    L'augmentation des niveaux de difficulté à l'une ou l'autre tâche affecte significativement la performance aux deux tâches mais exactement de la même façon que lorsqu'elles sont exécutés seules.

    Attention = multiples réservoirs de ressources.

     

    VII. RECONNAISSANCE DES FORMES

     

    Les formes visuelles sont délimitées par des contours i.e. par des changements dans l'intensité lumineuse réflétée par les surfaces. La reconnaissance de ces formes permet l'identification des objets.

    A. APPARIEMENT A UN GABARIT: Comparaison de la forme identifiée à un modèle identifié.

     

    B. MODELE DE CARACTERISTIQUES: Chaque objet est défini comme une liste de caractéristiques critiques emmagasinnées en MLT

     

    C. RECONNAISSANCE PAR COMPOSANTE: Nombre restreint de composantes élémentaires (cones cylindre) puis méthode du gabarit.

     

    D. CONTEXTE: Le contexte dans lequel sera perçu la forme influence sa reconnaissance. Ainsi l'identification d'une lettre présentée dans un ensemble de lettres sera + rapide et + exacte si l'ensemble forme un mot que s'il s'agit d'un ensemble aléatoire.

     

     

    VII. MEMOIRE A COURT TERME: désigne un ensemble de processus qui permettent de maintenir active l'information nécessaire à l'exécution des activités cognitives courantes. Mémoire de travail. C'est dans la mémoire à long terme MLT que sont emmagasinés les faits les connaissances et les habiletés que nous avons accumulés au cours des années.

     

    A. RAPPEL LIBRE - EFFET DE PRIMAUTE ET DE RECENCE.

     

    B. QUATRE MODULES:

     

    • 1. Boucle articulatoire : autorépétition 2s. 10 à 12 syllabes.
    • 2. tablette visuo-spatiale: imagerie mentale
    • 3. registre d'input: les items les + récents
    • 4. unité de gestion centrale

     

    VIII. ENCODAGE: processus qui transforme un évènement ou un fait en une trace mnésique. Le contenu de la trace est déterminé par la nature du traitement cognitif effectué sur un matériel. MLT

     

    A. MEMOIRE PROCEDURALE

     

    B. DECLARATIVE:

    • 1. Mémoire épisodique
    • 2. Mémoire sémantique

     

    C. ELABORATION

    D. ORGANISATION.

     

    IX. RECUPERATION: Processus par lequel l'information emmagasinnée en MLT est réactivée en MCT. La récupération se fait toujours en relation avec un indice de récupération.

     

    A. PLAN DE RECUPERATION:

    • - contenu de la question
    • - indices de récupération (contexte) force d'association, spécificité de l'encodage.

    B. ACTIVATION: indice de récupération mis en contact avec la MLT.

    phase automatique.

    C. EVALUATION: familiarité

     

    D. RAPPEL ET RECONNAISSANCE

     

    X. STRATEGIES COGNITIVES ET MEMOIRE:

     

    A. AIDE MEMOIRE INTERNE: amener l'individu à utiliser de façon efficace les processus d'encodage et de récupération

     

    • 1. Moyens mnémotechniques HOMES Batterie
    • 2. Imagerie mentale: bizarrerie (piano cigare)
    • 3. Méthode des lieux
    • 4. PQ4R:
    a) Preview: survol du chapitre pour en déterminer les principaux points et identifier les sections qui doivent être lues en unités d'étude.
    b) Questionnement: élaboration de questions sur le texte en utilisant titre et sous-titres.
    c) Read: lecture du texte en essayant de répondre aux questions.
    d) Réflexion: sens du texte, mise en relation avec d'autres contenus, élaboration.
    e) Rappel: rappel du contenu de chaque section en tentant de répondre encore aux questions élaborées auparavant.
    f) Révision: révision du contenu en insistant sur les points importants et en revenant sur les questions.

     

    B. EXTERNE: AIDE MEMOIRE, PRISE DE NOTE.

     

    Pinson, G; Demailly, A.; Favre, D. (1985) La pensée. Lyon: Presses Universitaires de Lyon.

    BF 455 P4187 1985

     

    Hypothèse chimique de la mémoire et hypothèse électrique de la mémoire.

    Mémoire répond à trois objets: (p.26)

    - elle dirige le comportement mémoire de type chimique (instincts
    - elle permet d'acquérir des connaissances de type bio-électrique type holographique
    - elle maintient l'unité de la personnalité.

    Le retard de phase produit des zones d'interférences qui définissent l'objet.

    Informations en surimpression les unes sur les autres (p.29) Même processus que la surimpression holographique. Révélation de schèmes ou de patterns.

    L'holographie permet d'enregistrer sur un même support plusieurs images et d'extraire ensuite l'une d'elle indépendemment des autres, à l'aide d'un faisceau de fréquence appropriée

     

    PHENOMENE D'ACCOUTUMANCE:

    - Si l'on admet que les perceptions sensorielles sont traitées par comparaison avec un système de référence qui s'élabore progressivement à partir d'informations précedemment mémorisées et qui s'impressionnent sous forme de franges interférentielles. Coincidence ou opposition des images comparées. Comparaison des coubes sinusoidales. (p.31)

    Tout se passe donc comme si les évènements passés, enregistrés en nous au fur et à mesure que se forme notre personnalité, modelaient un système de référence évolutif, d'autant plus souple que nous sommes jeunes, et d'autant plus rigide ou "visqueux" que nous sommes agés et chargés d'information, et appelés à interpréter toutes les images ultérieures.

    C'est ce phénomène d'accoutumance qui pourrait expliquer notre insensibilité à certains phénomènes, notre habituation à certaines images ou situations qui seraient insupportables autrement. (p.32)

    L'important ce n'est pas ce que nous disons. C'est ce que l'autre comprend (Jacobson) Différence d'holoscope.

    EGO : Pollution holographique.

    Le phénomène de l'Ego est un exemple frappant d'un bruit de fond qui peut venir polluer les mécanismes fructueux de l'analyse interférentielle.... Si notre Moi encombre le champ perceptif il empêche l'apparition de d'autres images, et l'analyse objective des événements devient quasi impossible.

    Codage chimique cré par une amplification constante d'un certain type de résonnance et dont la fréquence peut amener un codage chimique associé au codage électrique. Le comportement est alors affecté à son tour. Problématique des psychotropes

     

    INTERFERENCES CONSTRUCTIVES ET DESTRUCTIVES

    -Interférence destructrice comme annulation d'onde# zones grises

    - Interéfrences constructives forment une onde d'amplitude # zones de lumière

    C'est le réel lui-même dans sa phénoménologie propre, qui détermine les exignces d'une nouvelle intelligibilité que rendra possible une émergence axiomatique (Meyer, F. p.47 in La pensée)