La sophrologie est
née, autour de 1960, d’une synthèse entre les techniques de yoga et
les techniques d’hypnose réalisée par des psychiatres espagnols
dirigés par le Professeur A. Caycedo.
C’est ainsi que
la sophrologie a pris sa place en France en se donnant pour tâche de
favoriser l’élargissement du champ de conscience du " sophronisant ".
Pour certains, la sophrologie ce sera un yoga occidental, pour
d’autres une méthode de relaxation introduite en France par R. Cahen
et J. Donnars, pour d’autres une sophro-analyse, et pour
d’autres encore une approche cognitivo-comportementale.
La sophrologie se
veut être une démarche phénoménologique, ontologique existentiale et
herméneutique, c’est-à-dire qu’elle propose de s’en tenir au pur
mode d’apparition des corrélations de l’objet et de l’ego,
d’accéder à l’être derrière les formes de l’étant, et de
respecter avec tact la lecture d’autrui tout en gardant le souci de sa
propre lecture et aussi en tolérant des écarts parfois essentiels.
Les sophrologues
français fondateurs de la Société Française de Sophrologie (Roland
Cahen, Jacques Donnars et Jean-Pierre Hubert – 1966) ont posé la
question de la découverte de l’image inconsciente du corps à travers
les pratiques de la sophrologie, ce qui a nécessité un
approfondissement de l’enseignement et une supervision pour les étudiants
en sophrologie qui voulaiennt devenir psychothérapeutes.
Les praticiens de
la Société Française de Sophrologie ont élaboré des pratiques et
des théories originales par rapport aux pratiques de la Sophrologie
espagnole, comme la bio-énergie douce, les méditations à vocation
transpersonnelle, la transe-terpsichore-thérapie et la sophro-analyse
... A côté de celles-ci, la parenté de certaines de nos techniques
avec d’autres techniques comme la PNL, voire comme certaines
techniques de Yoga ne doit pas masquer notre carte maîtresse qui
s’appuie sur une meilleure adéquation du rapport à l’espace et au
temps et une manière de se mesurer à la réalité, qui introduit une véritable
éthique et une véritable esthétique, un art de vivre.
Pour rendre compte
de ces pratiques, Jacques Donnars a eu le mérite de différencier trois
modalités de l’expérience de soi :
- les rythmes qui
passent par des mouvements et des sensations inaccessibles aux
jugements, aux conseils et aux mots ;
- les images mentales qui peuvent passer par la voix, le conte, le
mythe ...,
et enfin la
parole porteuse de la pensée et du sens – cogito cartésien et
appareil à langage freudien ;
Certains
sophrologues de notre société insistent en outre sur une quatrième
modalité ou dimension du spirituel, sans pour cela tomber dans les écueils
fréquents d’une démarche religieuse qui relève de la liberté de
chacun.
Les praticiens de
la Société Française de Sophrologie proposent dans cette mouvance une
psychothérapie d’inspiration sophrologique, l’accompagnement à
l’accouchement, la préparation aux épreuves (sportives, examens,
...) et des méthodes de gestion du stress qui ont conduit à la création
d’une sophrologie sociale.